Raphy Rafaël | spectacle | chanson | enfants | adultes | musique | guitare


 

Raphy Rafaël chante nos enfances | La Province – Janvier 1993

… « Une boîte en soie
Pour cacher sa joie
Une boîte en laine
Pour cacher sa peine
Une boîte en or
Pour cacher la mort
Une boîte en fleur
Pour cacher son cœur 
»…

C’est ce texte poétique de Gilles Vigneault que Raphy Rafaël a choisi pour préfacer son nouveau spectacle qu’il promène de ville en ville. Au lendemaiin du nouvel an, il s’est arrêté à l’auditorium Abel Dubois de la RTBF, à l’invitation de la maison de la culture de Mons… le temps d’enivrer nos sens, de sa voix chaude et limpide.

Raphy Rafaël

© M.Glik

On le sait, on ne gagatise plus depuis longtemps dans le monde de la chanson pour enfants. Comme dans le monde des adultes, chaque nom apporte sa touche personnelle.

Raphy est rythme et poésie. Poésie à l’état pur, qui sonde les âmes, bien plus qu’elle ne s’attarde sur la couleur du ciel.

Raphy parle naturellement du qotidien qui, de jour en jour, trace le profil de notre destin. Sa musique se détache des cordes de sa guitare pour peindre, sur fond de musique-tendresse, des portraits de famille particulièrement attachants. Il nous parle de tout, Raphy, en chuchotant ou en s’esclaffant. Et il offre aux enfants des poèmes, comme l’on pense trop rarement leur offrir. Entre des textes signés Raphy Marchal, l’un de Maeterlinck, sur trois sœurs à la recherche de la mort, laisse transpirer toute sa force en s’appuyant sur les états d’âmes vibrants de deux violoncelles…

De la mort dont il parle avec justesse dans « Bon Papa Grand-Père », à la vie qu’il fait naître dans un berceau de notes blanches, noires et ronde comme un ventre de maman devenue bulle, il vagabonde, mine de rien, dans nos cœurs avides d’universalité.

La contrebasse approfondit elle aussi les rapports entre les artistes et le public. Son doum doum à la fois si classique et tellement frivole enrobe les mots d’une profondeur intense. L’instrument se laisse ainsi chatouiller par les sentiments des guitares, plus sèches… en apparence seulement !

Raphy dit avoir beaucoup misé sur la chaleur, l’intimité. Comme si il chantait dans le creux de l’oreille. Et sa voix si douce, si juste, nous apprend tout simplement l’art d’écouter.

Un réel plaisir !

Myriam Depaux | La Province

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