Raphy Rafaël | spectacle | chanson | enfants | adultes | musique | guitare


 

Raphy | le conteur d’enfance

Le dernier spectacle de Raphy, présenté en création à la Maison de la Culture de Namur, est une véritable petite merveille de précision créée autour d’un poème de Gilles Vigneault.
Comme une ritournelle, il est le fil conducteur d’une histoire sienne et celle de son public composé d’enfants et d’adultes.
« Une boîte en soie pour cacher sa joie,
Une boîte en laine pour cacher sa peine,
Une boîte en or pour cacher la mort,
Une boîte en fleur pour cacher son cœur. »

Tel un funambule sur un fil d’Ariane, il brave le risque et se présente au danger (le public) avec pour seules armes l’émotion cristalline du silence, la limpidité de sa voix, la luminosité suave de la lumière, l’authenticité de ses sentiments, la précision acoustique du son, la maîtrise de l’alternance des rythmes, la candeur de la musique, la complice virtuosité de quatre musiciens, la présence magique de son chapeau… et l’envie de donner.

Raphy, c’est tout d’abord une voix… Chaleureuse lorsqu’elle vous dit bonjour, vibrante et sincère lorsqu’elle chante « A capella », forte lorsque l’émotion est puissante, douce lorsqu’il s’agit de câlineries.

Raphy, c’est aussi la musique et ses silences. Il joue avec la musique comme une fée de son diadème. Tout se passe si naturellement !

Le rythme et les silences collent à l’émotion qu’il désire faire passer. L’enfant envieux de participer par la voix et le geste se voit, dans un premier temps, désarçonné pour ensuite observer, écouter et goûter l’ambiance.

Raphy, c’est surtout un conteur d’histoires vraies… Point d’artifices ou de jeux scéniques théâtralisés, l’important est dans le texte poétisé qui entrevoit, de manière courte et lucide, les choses de la vie les plus mystérieuses ; la conception, la naissance, l’école, les parents, les joies, les peines, la mort…

De ce spectacle intimiste et non banal, l’enfant – tout comme l’adulte – en ressort enrichi en tout point.

De manière subreptice, sans embage, il a appris la musique, le silence et la vie. N’est-ce pas cela la première mission d’un conteur et jongleur d’enfance ? A voir à tout prix de 6 à 96 ans !

Vers l’Avenir – Décembre 92

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