Raphy Rafaël | spectacle | chanson | enfants | adultes | musique | guitare


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Chansons Métisses | Marlène Dorcena

Publié le Mercredi 8 octobre 2008

« Ris de tes malheurs et la vie te sourira »
- Proverbe haïtien.

« Chansons Métisses », c’est avant tout l’histoire d’une belle rencontre !

 

Marlène DORCENA, chanteuse haïtienne vivant en Belgique depuis le début des années nonante croise la route de la chanson « Bon papa Grand-Père » de Raphy Rafaël et tombe sous le charme (de la chanson !). Suite à quoi, ils se rencontrent, s’apprécient, se lient et deviennent tout naturellement frère et sœur d’âme et de cœur.

Aujourd’hui, ils marient leurs univers irrigués d’influences africaines, haïtiennes, latines, belges pour vous donner à savourer en créole, espagnol et français un cocktail de chansons bien enraciné dans le terreau de leurs cultures tout en étant ouvert aux différences, au mé-tissage, pour le plaisir de la rencontre et le grand bonheur de tous.

Emotions, humour, chaleur, pétillence, le tout irrigué par cet irrésistible nécessité de chanter et danser la vie pour mieux la traverser.

Envoûtement et plaisir garantis!

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Jeune public | Namur | La Libre Belgique

Publié le Jeudi 17 janvier 2008

La chanson jeune public bat son plein à Namur. Douze spectacles au menu. Sélection :

Lumière orangée, chaleur d’Afrique, chant juste et guitare sèche, Raphy Rafaël suit sa voie, entre accordéon diatonique, chemise presque bouddhiste et contrebassiste. Venu offrir son humanité, sa poésie et son talent, l’artiste séduit les enfants qui aimaient beaucoup ses chansons sur l’amour. Il est vrai que Raphy Rafaël va droit au fait lorsqu’il raconte comment « papa et maman s’envoient en l’air », loin des papillons, des roses et des cigognes. Le chanteur rappelle fièrement être un spermatozoïde bolide aimant la vie, fruit de l’amour et du désir. Une chanson coquine qui conte avec l’humour et la délicatesse voulus, une partie de jambes en l’air dans la cuisine, entre tartines et margarine.

Né en Afrique, il nous chante aussi sa première institutrice, la dénommée Melle L’amour… Avec ses airs de forestier inspiré, ses accents du sud et son amour de la Belgique, pour laquelle il crée un hymne international, il a définitivement le sens de la balade.

LA LIBRE BELGIQUE 17 janvier 2008 – Laurence Bertels -

Zahori | La Libre Belgique

© M.Glik

Raphy | le conteur d’enfance

Publié le Dimanche 20 décembre 1992

Le dernier spectacle de Raphy, présenté en création à la Maison de la Culture de Namur, est une véritable petite merveille de précision créée autour d’un poème de Gilles Vigneault.
Comme une ritournelle, il est le fil conducteur d’une histoire sienne et celle de son public composé d’enfants et d’adultes.
« Une boîte en soie pour cacher sa joie,
Une boîte en laine pour cacher sa peine,
Une boîte en or pour cacher la mort,
Une boîte en fleur pour cacher son cœur. »

Tel un funambule sur un fil d’Ariane, il brave le risque et se présente au danger (le public) avec pour seules armes l’émotion cristalline du silence, la limpidité de sa voix, la luminosité suave de la lumière, l’authenticité de ses sentiments, la précision acoustique du son, la maîtrise de l’alternance des rythmes, la candeur de la musique, la complice virtuosité de quatre musiciens, la présence magique de son chapeau… et l’envie de donner.

Raphy, c’est tout d’abord une voix… Chaleureuse lorsqu’elle vous dit bonjour, vibrante et sincère lorsqu’elle chante « A capella », forte lorsque l’émotion est puissante, douce lorsqu’il s’agit de câlineries.

Raphy, c’est aussi la musique et ses silences. Il joue avec la musique comme une fée de son diadème. Tout se passe si naturellement !

Le rythme et les silences collent à l’émotion qu’il désire faire passer. L’enfant envieux de participer par la voix et le geste se voit, dans un premier temps, désarçonné pour ensuite observer, écouter et goûter l’ambiance.

Raphy, c’est surtout un conteur d’histoires vraies… Point d’artifices ou de jeux scéniques théâtralisés, l’important est dans le texte poétisé qui entrevoit, de manière courte et lucide, les choses de la vie les plus mystérieuses ; la conception, la naissance, l’école, les parents, les joies, les peines, la mort…

De ce spectacle intimiste et non banal, l’enfant – tout comme l’adulte – en ressort enrichi en tout point.

De manière subreptice, sans embage, il a appris la musique, le silence et la vie. N’est-ce pas cela la première mission d’un conteur et jongleur d’enfance ? A voir à tout prix de 6 à 96 ans !

Vers l’Avenir – Décembre 92

A Mouscron | Raphy et son équipage

Publié le Mercredi 16 décembre 1992

Le temps, passeur d’images, pose ses empreintes au cœur du nouveau spectacle de Raphy Rafaël. Il se joue des mlimites pour mieux les défier. Il trace le plaisir d’exister et le seuil de la mort, la journée qui commence, les choix définitifs.
Les chansons de Raphy racontent des histoires. Celles des enfants joyeux « au loin buissonnant ». Celle des trois sœurs parties chercher la mort. Celle du garçon amoureux pour qui les mots se bousculent. Celle d’une grand-mère jouant à saute-mouton. Celle de la naissance à apprivoiser.
Humour et fantaisie, tendresse et chuchotements : les textes ourlés d’images translucides épinglent la douceur des moments privilégiés (maman, toi qui sais tout lire dans les livres) ou l’efficacité d’une écriture (hop, dans le bain sous-marin comme un requin). En rejoignant Vigneault et Maeterlinck, les mots célèbrent la légende ou le poème. Pour faire trace.
Mise en scène par le talentueux Didier de Neck, le nouveau récital de Raphy ouvre le livre aux pages fébriles de l’enfance. Le champ musical s’est étendu pour offrir une intense harmonie de couleurs sonores. Deux violoncellistes, Pascal Mattot et Jean-Paul Zanutel, répondent aux joueurs de contrebasse ; André Klenes. Connivence. La guitare flamenca d’Alain Evert inventorie les arpents rythmés. La voix du chanteur (guitariste lui aussi) se fait claire et décidée. Les recherches sonores de Philipe Dineur jouent la sobriété, comme les éclairages chaleureux de Damien Désirant. Aux costumes, Françoise Colpé ajoute une griffe personnelle, coté jardin d’hiver.
Un évident travail de création et d’équilibre accorde les musiques, les mots et les silences. A bord du voileir des enfants, Raphy et son équipage arpentent un océan qui éclabousse aussi les regards.

Françoise LISON
Courrier de l’Escaut déc 92