Raphy Rafaël | spectacle | chanson | enfants | adultes | musique | guitare


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Les Musiciens

Publié le Vendredi 26 septembre 2008

J’ai le plaisir de vous présenter mes compagnons de voyage… les musiciens, et quels musiciens !

Jeune public | Namur | La Libre Belgique

Publié le Jeudi 17 janvier 2008

La chanson jeune public bat son plein à Namur. Douze spectacles au menu. Sélection :

Lumière orangée, chaleur d’Afrique, chant juste et guitare sèche, Raphy Rafaël suit sa voie, entre accordéon diatonique, chemise presque bouddhiste et contrebassiste. Venu offrir son humanité, sa poésie et son talent, l’artiste séduit les enfants qui aimaient beaucoup ses chansons sur l’amour. Il est vrai que Raphy Rafaël va droit au fait lorsqu’il raconte comment « papa et maman s’envoient en l’air », loin des papillons, des roses et des cigognes. Le chanteur rappelle fièrement être un spermatozoïde bolide aimant la vie, fruit de l’amour et du désir. Une chanson coquine qui conte avec l’humour et la délicatesse voulus, une partie de jambes en l’air dans la cuisine, entre tartines et margarine.

Né en Afrique, il nous chante aussi sa première institutrice, la dénommée Melle L’amour… Avec ses airs de forestier inspiré, ses accents du sud et son amour de la Belgique, pour laquelle il crée un hymne international, il a définitivement le sens de la balade.

LA LIBRE BELGIQUE 17 janvier 2008 – Laurence Bertels -

Zahori | La Libre Belgique

© M.Glik

Quand TUBIZE, ITTRE et BERCHEM-SAINTE-AGATHE chantent, le Monde Danse !

Publié le Jeudi 29 mars 2007

Ou

« La Culture ce n’est pas du vent mais de… l’Oxygène ! »

Tubize | Raphy Rafaël | A Choeur Ouvert

© M.Glik

Deux cents enfants. Comme n’importe quels enfants. Ils vont à l’école de leur village et y passent du temps à apprendre à lire, écrire et compter. Très rarement, ils chantent. Juste parce que ça se fait. Mais ce ne sont indubitablement pas des chanteurs !

Jusqu’au jour où un animateur culturel ouvre la porte de l’école et vient proposer un projet un peu spécial : apprendre à chanter ensemble quelques chansons, et puis un jour se retrouver avec 200 autres enfants dans la salle du Centre culturel, sur scène, pour faire un vrai spectacle, avec de vrais musiciens et un vrai chanteur, Raphy Rafaël.

Euh, oui, pourquoi pas après tout ? Et le travail commence. Travail de rigueur. Il s’agit de chanter juste, de chanter ensemble, de chanter avec des nuances, de chanter en faisant quelques gestes parfois, de chanter avec plaisir, de chanter pour les autres, de chanter sans crier, de chanter…vrai !

Plusieurs semaines de travail sont nécessaires. Par petits groupes avec parfois des regroupements.

Et puis le grand jour arrive. On retrouve Raphy. On répète enfin tous ensemble, avec les musiciens.

Mais voilà que les gens arrivent déjà dans la salle. Pas n’importe quelles « gens ». Papa, Maman, grand frère, Tantine, Marraine, Voisine Alberte, etc. La salle est maintenant comble.

Le spectacle commence… Le public est un peu indiscipliné : les « gens » n’arrêtent pas de parler, comme s’ils regardaient la télé : « T’as vu, Kevin est là, à droite. Mais non, pas celui-là, ça c’est Michael. etc. ». Mais petit à petit, les voix se taisent. Celles du public. Les enfants, eux, chantent avec Raphy. De belles chansons. Douces. Drôles. Tendres. Gaies. Rythmées. Prenantes. Et les gens écoutent. La plupart d’entre eux ne sont sans doute jamais entrés dans une salle de spectacle. Et certainement pas pour aller entendre de la « bonne chanson française ». C’est peut-être là le plus grand miracle de ce spectacle : des gens qui n’auraient jamais pensé écouter de la chanson sont là à goûter ce plaisir extraordinaire, face à un spectacle de grande qualité.

Mais c’est déjà fini. Chaque parent récupère son enfant. On rentre à la maison. Ce n’est plus qu’un souvenir. Mais ce n’est plus tout à fait pareil. Désormais, on sait : on sait qu’on peut chanter ensemble et qu’on peut rêver ensemble. À chœur ouvert !

François-Marie GERARD – Père et Spectateur, le 29 mars 2007 à Tubize.
PUBLIE PAR REVERBERES
LIBELLES : COUPS DE CŒUR

Tubize | concerts | A Choeur Ouvert | La Libre | 28/03/07

Publié le Mercredi 28 mars 2007

Concerts inhabituels à Tubize avec Raphy Rafaël et 450 enfants de la région. Choral.
Rafaël, toujours « A Chœur ouvert »

A Choeur Ouvert | Tubize | mars 2007

Petite école de campagne perdue au milieu de nulle part, entre soleil et champs au chœur du généreux mois de mars. A dimension humaine, la cour de récré des primaires de Saintes respire le calme et la joie de vivre. Loin de certaines jungles traversées en ville. L’heure de midi s’achève. La cloche sonne et les enfants entrent calmement en classe, fin prêts pour l’atelier chant, celui qui les mènera sur la scène du Théâtre du Gymnase à Tubize, ces 28 et 29 mars. Sages comme des images, ils prennent « l’affaire » très au sérieux et suivent à la note prêt les instructions de Nedjelka Candina, leur chef de chœur. Et l’on fond, bien entendu, comme neige au soleil dès les premiers couplets.

LIBERER LES EMOTIONS

Depuis « Les Choristes », le succès du chant choral n’est plus à démontrer. Chanter, a fortiori ensemble, libère les émotions, la colère, la joie, la tristesse, la rage ou l’allégresse. Bernard Foccroulle, directeur du Théâtre de la Monnaie, ne cesse de le rappeler, lui qui regrette que les cours de chant, dotés il est vrai d’une réputation parfois très chahutée, aient disparu de l’éducation.
Raphy Rafaël ne dira pas le contraire, emporté, depuis plusieurs années, par ce « Chœur Ouvert » qui réunit enfants, musiciens et adultes accompagnants sur scène. Guitares, contrebasse, accordéon et percussions sont aussi de la partie.
En l’an 2000, à Tremblay en France, le chanteur hispano-belge crée « A Chœur Ouvert ». Ce projet humain enthousiaste et fédérateur, met en scène les forces vives d’une ville, d’une région. Il rassemble les adultes et les enfants, les artistes et les amateurs autour d’un même objectif. Il ne s’agissait là que de la première étape d’une tournée qui passera, entre autres, par Clichy-sous-Bois, la Belgique, Montréal et Villeparisis.
Emballés par le projet, les centres culturels d’Ittre et de Tubize ont décidé, eux aussi, de relever le défi : réunir 220 enfants pour mener à bien ce concert. D’emblée, l’appel à candidats rencontre un tel succès qu’il faut doubler les séances et passer à deux chœurs d’enfants de 8 à 12 ans issus des écoles, tous réseaux confondus, de Tubize, Saintes, Ittre, et Virginal. A quelques jours du spectacle, le chanteur et quelques choristes content leur aventure.
Né en Afrique noire, Raphy Rafaël baigne dans la musique depuis sa plus tendre enfance.
A 12 ans, il apprend la guitare, à 15 ans, il commence à écrire des chansons. Que ce soit en français ou en espagnol, il aime autant s’adresser aux enfants qu’à ceux qui les aiment et les considèrent. Souvent en tournée, en Belgique comme en Afrique ou Amérique latine, il est l’auteur et interprète de chansons comme « Bon papa grand-père » dont le succès le dépasse complètement. Régulièrement chantée aux enterrements ou aux fêtes de famille, elles entrent dans la vie des gens, le plus beau cadeau dont puisse rêver l’artiste.
Tout comme les succès de ses spectacles, « À Chœur Ouvert » qui poursuivent leur belle épopée. « C’est un projet de métissage. Je voulais proposer une autre cuisine aux enfants, une autre manière d’aborder les chansons. C’est un grand bonheur pour moi, en tant qu’artiste, de m’intégrer dans un projet d’éducation tel que celui-là», explique Raphy qui rencontre les participants au lancement du concept, à mi-chemin et pour le final. Entre-temps, les ateliers sont menés de baguette de maître par Nedjelka Candina.

PREMIER DES ARTS

« Pour les enfants c’est une école de spectacles, le contre-pied de la Star ‘Ac. On n’est pas là pour être meilleur que son voisin, mais pour donner le meilleur de soi. La vie, la mort, l’amour seront au menu. Pourquoi par la chansons ? Tout simplement parce qu’elle est le premier des arts. Dans le ventre de nos mères, nous y étions déjà sensibles. C’est le premier apprentissage de la symbolique de l’émotion artistique », déclare R. Rafaël. Pour les enseignants, participer à un tel projet les aide également à retrouver leur voix. Comme les enfants, ils se sentent grandis par l’aventure et voudraient redonner plus de chant en classe.

Laurence Bertels

Raphy Rafaël, passeur d’émotions | En Marche

Publié le Jeudi 5 octobre 2006

Une voix chaude, prenante, des textes tendres et émouvants, des paroles riches, un charisme et un style uniques. Raphy Raphaël est un artiste au cœur engagé qui excelle autant dans ses spectacles. intimistes que dans les concerts où il est accompagné de chœurs d’enfants, loin des paillettes de la Star Ac.

Chanter ? Pour Raphy Rafaël qui a baigné toute son enfance dans la musique, c’est « un besoin, un plaisir, un rituel, un dialogue, un acte de résistance » !
Oui mais que chanter ? « La vie, ses éton­nements, ses ombres, ses émerveillements, ses vagues, ses creux, ses bosses, ses rencontres, ses détours…», résume l’artiste mi-belge mi-­espagnol. Les chansons de Raphy Rafaël, c’est un fait, touchent autant les enfants que les adultes. Maniant les sons et les mots avec une rare poésie, il propose un voyage sensible où le rire côtoie les larmes. Certains textes sont de pures merveilles. Morceaux choisis: « Moi qui suis sur la Terre pour y planter ma vie, pour grandir et cueillir les raisins du bonheur. C’est à vous les parents que je fais de grands signes, vous qui êtes les racines de mon arbre rêveur…» « Les papas, ils pleurent aussi comme les autres dans la vie. Moi le mien, je le connais bien. Quand il a du chagrin, perdu dans ses pensées (…) il s’en va se cacher… » « Bon-papa grand-père, quand tu seras mort au fond de la terre, vivras-tu encore ? Mon petit bonhomme, au-dessus de moi plante un grain de pomme et il fleurira ».

Solo-Soleil” et “A chœur ouvert

En 23 ans de carrière, Raphy Rafaël a déjà sorti de nombreux disques et conçu plusieurs spectacles (1). Pour l’heure, il réenregistre d’anciens disques épuisés, prépare un nouvel album de vingt chansons et se produit en spectacle. Car l’artiste n’est vraiment heureux que lorsqu’il peut chanter en public et entrer en relation avec lui. Et ce bonheur, il le fait diablement bien partager. Que ce soit dans l’intimité d’une salle ou d’une classe avec un auditoire restreint dans « Solo-Soleil » ou sur une scène, accompagné d’un chœur d’enfants dans « A Chœur Ouvert ». « Solo-Soleil » est un petit bijou de spectacle métissé de chansons «trésors» autant qu’épicé d’émotions et de rires. Il fait appel aux cinq sens et invite les enfants dès 5-6 ans à chanter et à s’enchanter avec leurs parents et grands-parents. Un superbe moment de complicité et de proximité passé avec Raphy qui chante sans micro et s’accompagne de sa guitare et de quelques accessoires.
« A Chœur Ouvert » est un autre moment d’émerveillement par les émotions et la beauté qu’il suscite.

Un événement unique puisqu’il s’agit d’un concert-spectacle réunissant autour de Raphy Raphaël et de ses cinq musiciens un chœur de 200 enfants, à chaque fois renouvelé. « J’ai eu envie de concevoir un concert-spectacle comme une aventure musicale collective qui puisse sensibiliser les enfants à la musique et leur faire vivre une expérience humaine peu commune » explique Raphy Rafaël avec enthousiasme. « Notre programme peut s’intégrer dans un projet d’école, de centre culturel ou d’association par exemple. Concrètement, sur une période d’environ six mois, à raison d’une bonne quinzaine de séances de travail collectif, une équipe de professionnels et moi-même préparons ce spectacle exceptionnel. C’est à chaque fois un nouveau challenge, relevé avec d’autres enfants qui, avec une énergie nouvelle, s’investissent dans cette aventure passionnante en donnant le meilleur d’eux-mêmes sans vouloir être meilleur que les autres. C’est tout l’intérêt de l’aspect collectif du chant», lance encore le chanteur. Un chanteur à savourer sans modération.

Raphy Rafaël | En Marche

© M.Glik

En marche, 5 octobre 2006. (Belgique)
Joëlle Delvaux

Avec son spectacle SOLO-SOLEIL, Raphy RAFAËL ose et c’est bien ! | Le Soir

Publié le Samedi 22 mai 2004

Avec des textes forts, sans concession mais accessibles, dans un échange vivant avec le public, ce chanteur à la douce impertinence nous offre un spectacle complet, « naïf » (comme les peintres), drôle, émouvant, si fort dans sa fragilité qu’on en ressort ému et un peu « sonné » tout de même! Et tout y passe : l’amour, la mort, la naissance, l’émerveillement, les déceptions mais avec un art si consommé que tout cela a l’air naturel. Loin des strass et des paillettes, voila bien une cuisine relevée à souhait dont les chansons-saveurs fondent lentement, très lentement dans l’oreille.

Sur scène, une guitare flamenca et un « requinto », une chaise et un tabouret, un étui mystérieux et… aucun micro. En silence, il arrive, entame quelques mesures a capella et le tour est joué. Dès les premières mesures, le charme opère, le public entre dans le jeu, adhère et adore.

Alors, qu’attendez-vous pour vous laisser tenter?

Raphy Rafaël | Le Soir | Solo-Soleil

© M.Glik

C. M.

Le Soir, 22 mai 2004. (Belgique)

Solo-soleil | Raphy Rafaël | Vers l’Avenir

Publié le Jeudi 20 mai 2004

Des chansons simples mais pas simplistes pour un chanteur qui tire son public vers le haut. Chapeau l’artiste!

« Les yeux des petits enfants aiment les yeux qui leur parlent » !

Ce pourrait être la doctrine qui fait le succès de Raphy Rafaël; ce n’est que l’entame de l’une de ses chansons. Raphy leur plaît parce que les yeux de ces enfants justement, « ce sont les miens » comme il le chante si bien.

Ses paroles simples mais loin d’être simplistes, ses mélodies légères sans être niaises, ses accords musicaux engageants mais surtout pas négligés font mouche. Sa voix chaude et prenante chante les saisons de la Vie ?

Oui, mais en faisant le pari de l’intelligence et de la poésie, il ensorcelle et « scotche » littéralement son public qui ne le quitte plus des yeux ni des oreilles et vit par l’intérieur les quinze chansons qui s’enchaînent l’une à l’autre sans pesanteur, sans fatigue:« métier de fiancé », « Les papas ils pleurent aussi », « Prière indienne », « Duerme negrito » parmi toutes les autres touchent, par leur évidence, à l’universel. Du coup, les adultes en redemandent autant que les enfants. Du travail d’orfèvre pour un « seul en scène » qui prend tout le monde à contre pied et nous fiche un sacré…« coup de soleil » !

Solo-Soleil | Raphy Rafaël | Vers L'Avenir

© M.Glik

Vers l’avenir, 20 mai 2004. (Belgique)

Raphy Rafaël chante la vie | Le Progrès | Lyon | France | 8/11/02

Publié le Vendredi 8 novembre 2002

Les écoliers de l’école Jacques-Yves-Cousteau ont ouvert la saison de « spectacles en herbe » au théâtre de Vienne avec le chanteur Raphy Rafaël et son « Trio A Fleur d’Oreilles ». Quand la culture sert l’émotion.

Dans le cadre de « spectacles en herbe », les écoliers de Jacques-Yves-Cousteau ont assisté à un spectacle joliment intitulé « A fleur d’oreille ».
Sur la scène, rien de superflu : décor épuré, tentures noires et lumières tamisées. Un regard, un sourire, Raphy Rafaël glisse les doigts sur sa guitare, caresse les cordes qui soudain prennent vie. Comme par magie, le bruit fait place au silence, le silence à la musique. De sa voix chaude et chaleureuse, Raphy invite les spectateurs à un voyage musical dans son « vaisseau spécial » pour leur conter des histoires en chansons.
Pour l’accompagner dans cette ballade au cœur des mots, trois musiciens de haut vol, complices jusque dans l’âme : André Klenes à la contrebasse, Karim Baggili à la guitare flamenca, et Sophie Cavez à l’accordéon diatonique.
Dès les premières notes, le ton est donné. « Anaïs, mon enfant métis », « Les yeux des petits enfants », « Les parfums » et bien d’autres chansons. Raphy chante l’Amour, le respect et la dignité, la terre : celle que l’on vénère, qui nous donne la vie, celle qui se fâche et parfois gronde sous nos pieds.
La France, l’Espagne, la Bolivie, Raphy entraîne les spectateurs dans un tourbillon de mots et d’émotions, tout en prenant garde de ne jamais rompre le fil d’Ariane qu’il tisse et qui le lie à son public.

Hommage à son grand père.

Entre tendresse, espoir et nostalgie, il évoque son enfance et sa culture. A travers ses souvenirs, il rend hommage à son grand-père, et au-delà à tous les grands-pères du monde.
Dans son merveilleux voyage, Raphy chante encore et toujours l’Amour. Qu’importe la couleur, l’âge, que l’on soit jeune ou vieux, les sentiments font tourner le monde, et c’est très bien comme ça !
Ce spectacle est un véritable hymne à la vie, au bonheur et à la fraternité. les sont bouches bées et conquis comme les adultes qui les accompagnent et qui repartent le cœur léger, riches de tant d’émotions partagées

MONIQUE GENEVE

Raphy enchanteur d’enfances

Publié le Samedi 20 novembre 1993

Autre personnage à s’être fait un nom dans le petit monde de la chanson jeunes pulics, Raphy Rafaël, en se transformant cette fois en Chanteur d’enfances, a voulu bien sûr s’adresser aux mômes mais aussi éveiller en nous l’enfant qui sommeille. Dans une parfaite sobriété, il évolue en scène avec une aisance et un charme à ce point naturels qu’ils mettent le spectateur en confiance. Il y a aussi chez lui une fine connaissance de l’enfant et de ses réactions qui se traduit dans une poésie toute en nuance et en subtilité. Ajoutez-y le petit zeste d’humour indispensable qui achève de gagner le public à votre cause.

Raphy Rafaël | novembre 1993

Et puis il y a l’accompagnement. Exceptionnel dans sa discrétion. Quasiment de la musique de chambre s’il n’y avait la guitare flamenco d’Alain Everts (Raphy a des origines espagnoles qui expliquent ce chapeau noir qui lui donne des airs d’hidalgo qui, lui aussi, sait se servir d’une « gratte ») pour mêler sa couleur aux accents plus classiques des deux violoncelles (caressés par Pascal Mattot et Jean-Paul Zanutel) et de la contrebasse (domptée par André Klénès).
Bref, un spectacle d’un professionnalisme exceptionnel,sans que cela ne nuise en rien à l’émotion qu’il transmet. Raphy ? un chanteur d’enfances…

J.D. et F.C.
Une autre chanson – novembre 93

Le Vif | Chanson Culture | enfances buissonnières | L’Express | 12/1992

Publié le Vendredi 25 décembre 1992

Il se dit chanteur d’enfances. Et les enfances s’égrènent note à note dans ses chansons. De jolis greffons pour la lente, mais sûre, éclosion d’un talent.

Le Vif | Raphy Rafaël

© M.Glik

Le cœur a ses gourmandises que la chanson n’ignore pas. Si c’est en toute complicité que le jeune public de Raphy chante en chœur « Bon papa, bonne maman / Je les aime comme du caramel coulant / Bonne maman, bon papa / Je les aime comme du chocolat », son nouveau spectacle – quatorze chansons dont neuf inédites – apporte des friandises, si exquises, que le premier souhait est qu’elles fondent lentement, très lentement, dans l’oreille.

Raphy au milieu de la scène. Comme une pièce magique qui aimante les musiciens disposés en fer à cheval autour de lui. Encore un signe de porte-bonheur ! Et ce bonheur, Raphy le donne sans forcer la note, sans ânonner ou tordre la note. Une joie dont les saveurs sont à partager autant par les petits que par les grands. La complicité trouve là sa juste mesure ; deux violoncelles, une contrebasse, une guitare flamenca et les notes s’égrènent, les mots flambent sans consumer le rapport d’intimité qui les unit au public. Une mise en scène où tout s’installe discrètement dans un écrin chaud et chatoyant. C’est aussi la magie des éclairages : la flamme qui noue, dénoue sa couronne aux doigts des musiciens, au bois et aux éclisses des instruments. Symphonie de rouge, d’orange, de brun, de miel.

Raphy tendresse. Ses mots ne sont pas ceux qu’on tient en laisse, trempés dans l’amidon, fardés ou enrobés de mauvais sucre. Ils disent simplement la vie, le désir, les plaisirs, mais aussi, en les dédramatisant, la douleur, la mort, le passé, le présent.

Raphy ludique, espiègle, clignant de l’œil comme on cligne du cœur pour que le rire noie dans l’humour les larmes, les ricanements, plus bêtes que méchants, « Aujourd’hui, explique-t-il, je défends les chansons de passage, plus initiatiques. Quand on est enfant, on a besoin d’entendre des choses de ce style-là, qui aident à passer une étape, à grandir, à aller plus loin. »
Raphy si simple, si vrai. Juste les mots pour le dire, les notes pour chanter comme dans un de ses anciens textes : « Le plus beau rêve, c’est un peu comme une sève, comme une graine qui s’arrose à la fontaine de l’enfance apprivoisée. »

Maurice Peeters
Le Vif