Raphy Rafaël | spectacle | chanson | enfants | adultes | musique | guitare


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Cerca Del Agua | Au Plus Près de l’eau

Publié le Jeudi 16 octobre 2008


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Cerca del agua te quiero llevar
Porque tu arruyo trascienda del mar
Cerca del agua te quiero tener
Porque te aliente su vivido ser

Hablo del agua perdida del mar
Que no se puede perder ni encontrar
Hablo del agua perdida del mar
Que no se puede perder ni encontrar

Cerca del agua te quiero sentir
Porque la espuma te enseñe a reir
Cerca del agua te quiero mujer
Ver, abarcar, fecundar, conocer

Refrain.

Plus près de l’eau j’aimerai te conduire
Pour écouter ton chant de la mer jaillir
Plus près de l’eau j’irai en te tenant
Qu’elle nous emporte dans son élan

Je parle de l’eau qui se jette en mer
Et qui jamais ô jamais ne se perd

Plus près de l’eau j’aimerai te sentir
Que son écume nous apprenne à rire
Plus près de l’eau, femme pour mieux t’aimer
Pour te faire fleurir et mieux nous récolter

© Raphy Rafaël | Muzaïka Productions | Sabam
D’après un poème de Miguel Hernandez

Le vieil homme et ses mains

Publié le Jeudi 16 octobre 2008


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Fatigué, il suit la route celle de sa longue nuit
Il attend il écoute il regarde et il sourit
Puis il pose devant lui ses mains vieilles sur le drap
Qui lui racontent toute sa vie alors qu’elles ne bougent même pas
Qui lui racontent toute sa vie alors qu’elles ne bougent même pas


Plus que d’autres ici bas elles ont bien fait leur ouvrage
Dans le printemps de leur âge les tâches ne manquaient pas
Mais aujourd’hui ce qu’espèrent ces compagnes familières
C’est tout simplement dormir si belles d’avoir pu servir
C’est tout simplement dormir si belles d’avoir pu servir

Pour ne pas les réveiller sans doute le vieil homme leur sourit sans bruit
Sa longue vie lui semble si courte et si long le chemin de sa nuit
Mais quand vient l’heure où tout cesse mains de femmes et mains d’enfants
Dans les siennes se reconnaissent et se serrent infiniment
Dans les siennes se reconnaissent et se serrent plus fort qu’avant

© Raphy Rafaël | Muzaïka Productions | Sabam
(Poème de Herman Hesse – Adaptation d’après la traduction de Jean Malaplate –Editions José Corti-)

A Mouscron | Raphy et son équipage

Publié le Mercredi 16 décembre 1992

Le temps, passeur d’images, pose ses empreintes au cœur du nouveau spectacle de Raphy Rafaël. Il se joue des mlimites pour mieux les défier. Il trace le plaisir d’exister et le seuil de la mort, la journée qui commence, les choix définitifs.
Les chansons de Raphy racontent des histoires. Celles des enfants joyeux « au loin buissonnant ». Celle des trois sœurs parties chercher la mort. Celle du garçon amoureux pour qui les mots se bousculent. Celle d’une grand-mère jouant à saute-mouton. Celle de la naissance à apprivoiser.
Humour et fantaisie, tendresse et chuchotements : les textes ourlés d’images translucides épinglent la douceur des moments privilégiés (maman, toi qui sais tout lire dans les livres) ou l’efficacité d’une écriture (hop, dans le bain sous-marin comme un requin). En rejoignant Vigneault et Maeterlinck, les mots célèbrent la légende ou le poème. Pour faire trace.
Mise en scène par le talentueux Didier de Neck, le nouveau récital de Raphy ouvre le livre aux pages fébriles de l’enfance. Le champ musical s’est étendu pour offrir une intense harmonie de couleurs sonores. Deux violoncellistes, Pascal Mattot et Jean-Paul Zanutel, répondent aux joueurs de contrebasse ; André Klenes. Connivence. La guitare flamenca d’Alain Evert inventorie les arpents rythmés. La voix du chanteur (guitariste lui aussi) se fait claire et décidée. Les recherches sonores de Philipe Dineur jouent la sobriété, comme les éclairages chaleureux de Damien Désirant. Aux costumes, Françoise Colpé ajoute une griffe personnelle, coté jardin d’hiver.
Un évident travail de création et d’équilibre accorde les musiques, les mots et les silences. A bord du voileir des enfants, Raphy et son équipage arpentent un océan qui éclabousse aussi les regards.

Françoise LISON
Courrier de l’Escaut déc 92