Raphy Rafaël | spectacle | chanson | enfants | adultes | musique | guitare


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Solo-soleil | Raphy Rafaël | Vers l’Avenir

Publié le Jeudi 20 mai 2004

Des chansons simples mais pas simplistes pour un chanteur qui tire son public vers le haut. Chapeau l’artiste!

« Les yeux des petits enfants aiment les yeux qui leur parlent » !

Ce pourrait être la doctrine qui fait le succès de Raphy Rafaël; ce n’est que l’entame de l’une de ses chansons. Raphy leur plaît parce que les yeux de ces enfants justement, « ce sont les miens » comme il le chante si bien.

Ses paroles simples mais loin d’être simplistes, ses mélodies légères sans être niaises, ses accords musicaux engageants mais surtout pas négligés font mouche. Sa voix chaude et prenante chante les saisons de la Vie ?

Oui, mais en faisant le pari de l’intelligence et de la poésie, il ensorcelle et « scotche » littéralement son public qui ne le quitte plus des yeux ni des oreilles et vit par l’intérieur les quinze chansons qui s’enchaînent l’une à l’autre sans pesanteur, sans fatigue:« métier de fiancé », « Les papas ils pleurent aussi », « Prière indienne », « Duerme negrito » parmi toutes les autres touchent, par leur évidence, à l’universel. Du coup, les adultes en redemandent autant que les enfants. Du travail d’orfèvre pour un « seul en scène » qui prend tout le monde à contre pied et nous fiche un sacré…« coup de soleil » !

Solo-Soleil | Raphy Rafaël | Vers L'Avenir

© M.Glik

Vers l’avenir, 20 mai 2004. (Belgique)

Raphy-Rafaël et 220 enfants en chœur : chapeau les artistes | L’Union

Publié le Jeudi 8 mai 2003

Un artiste, Raphy-Rafaël, quatre musiciens et un chœur de plus de 220 enfants unis en un concert, l’espace de spectacle de Manège a vécu, lundi et mardi, un moment exceptionnel.

Dans le cadre des classes à projet artistique et culturel mis en place par l’éducation nationale, et dans le cadre du projet d’établissement du collège Vaubau et en synergie avec le service culturel de la ville de Givet, plus de 220 élèves des écoles élémentaires Saint-Hilaire et Charles-de-Gaulle ainsi que du collège Vau-ban se sont produits, lundi et mardi en trois concerts, sur la scène du Manège autour de l’artiste Raphy Rafaël et de ses quatre musiciens.
« Ce spectacle est l’aboutissement de toute une année de travail des enfants et de leurs enseignants », indique Béatrice Le Guen, maire adjoint, chargé des affaires scolaires.
Tout a commencé dès le mois d’octobre dernier avec une rencontre entre l’organisateur, les artistes et les enseignants. Le projet est lancé, un calendrier est établi. Au fil des semaines, dans les salles de classe, l’accent est mis sur l’apprentissage de la musique et des paroles. Les répétitions se succèdent dans les différents groupes d’enfants, répétitions orchestrées par Mme Erbisti, Mme Chotro, Mme Didier, Mme Surin, Mme Gazonois, Mme Meunier, M Torchala, Mme Pasquier, Mme Bouldoire, M Peil, M Mortier, professeur d’éducation musicale, avec l’intervention de Mme Marie-Paule Letawe, directrice de chœur.

Humour et émotion

Les fruits de cette vaste mobilisation ont donc été présentés en trois concerts qualifiés d’exceptionnels. Et pour suivre l’événement, le Manège a affiché complet.
Quelques notes de musiques, les projecteurs s’allument, apparaissent 220 enfants vêtus de noir ponctués par un bandana rouge, l’image est grandiose.
Raphy Rafaël et ses musiciens donnent le ton avec une chanson de Gilles Vigneault : « Une boîte en soie pour cacher sa joie. Une boîte en flammes pour cacher son âme. Une boîte en fleur pour cacher son cœur… » Les jeunes choristes, menés de main de maître par Marie-Paule Letawe donnent la réplique. Quelle maîtrise.
Raphy Rafaël et les choristes en herbe ne font plus qu’un. Ils se prennent au jeu. Le courant passe entre les artiste et le public. L’interprétation en commun de « Anaïs » est une petite merveille. Humour et émotion ont jalonné cette belle aventure artistique que le public n’est pas prêt d’oublier. Bravo !

Raphy Rafaël | L'Union

© M.Glik

J.P. Ch.

L’Union

Raphy Rafaël au Triskell | une grande bouffée d’air pur | 10/2002

Publié le Mercredi 30 octobre 2002

De son enfance au Congo, Raphy Rafaël a rapporté le goût des rythmes au sang chaud ; de ses origines belges, une sensibilité à la Jacques Brel et une nostalgie douce-amère ; et de sa mère espagnole, l’amour des guitares au son flamenco.

Triskell | Raphy Rafaël | spectacle

© M.Glik

Toutes ces influences musicales aux différences complémentaires, mêlées à une fameuse personnalité, faite de simplicité et de délicatesse, mettent au monde « A fleur d’oreilles », merveilleux spectacle qui a enchanté le public au Triskell.
En compagnie de son trio de musiciens, exceptionnelle guitare flamenca, doux accordéon diatonique et contrebasse inspirée, Raphy Rafaël a tenu sous le charme un public conquis dès les premiers accords.
On voyage ainsi des Andes en Afrique jusqu’au pays des Indiens Cheerokee, au travers de textes aux mots forts et subtils, où les différences sont porteuses d’espoir et de tolérence, dans un échange vivant, avec les spectateurs de tous âges.
On croise un moment le chemin du grand poète belge Maurice Macterlink, dont les vers, posés sur un air de bossa-nova, résonnent avec douceur et chaleur, puis ceux de Garcia Lorca, légèrement provocateur mais débordant d’amour.

Tolérance et respect

De sa voix puissante, lumineuse et à la large tessiture, Raphy Rafaël offre un concert acoustique dans lequel le maître mot est tolérance, et auquel le public « accroche » avec joie.
Quel bonheur quand l’artiste dit que ce qu’il aime dans la vie « c’est être amoureux » et que du fond de la salle s’élève une voix qui clame un « Ouais » éclatant de naturel et de spontanéité.
Le public adore et adhère. L’émotion est magique, le métissage des couleurs et des sons emporte le spectateur dans un bien beau voyage de partage et d’échange, où métisse rime avec délice.
Le télégramme 30/10/2002

Raphy Rafaël chante nos enfances | La Province – Janvier 1993

Publié le Samedi 9 janvier 1993

… « Une boîte en soie
Pour cacher sa joie
Une boîte en laine
Pour cacher sa peine
Une boîte en or
Pour cacher la mort
Une boîte en fleur
Pour cacher son cœur 
»…

C’est ce texte poétique de Gilles Vigneault que Raphy Rafaël a choisi pour préfacer son nouveau spectacle qu’il promène de ville en ville. Au lendemaiin du nouvel an, il s’est arrêté à l’auditorium Abel Dubois de la RTBF, à l’invitation de la maison de la culture de Mons… le temps d’enivrer nos sens, de sa voix chaude et limpide.

Raphy Rafaël

© M.Glik

On le sait, on ne gagatise plus depuis longtemps dans le monde de la chanson pour enfants. Comme dans le monde des adultes, chaque nom apporte sa touche personnelle.

Raphy est rythme et poésie. Poésie à l’état pur, qui sonde les âmes, bien plus qu’elle ne s’attarde sur la couleur du ciel.

Raphy parle naturellement du qotidien qui, de jour en jour, trace le profil de notre destin. Sa musique se détache des cordes de sa guitare pour peindre, sur fond de musique-tendresse, des portraits de famille particulièrement attachants. Il nous parle de tout, Raphy, en chuchotant ou en s’esclaffant. Et il offre aux enfants des poèmes, comme l’on pense trop rarement leur offrir. Entre des textes signés Raphy Marchal, l’un de Maeterlinck, sur trois sœurs à la recherche de la mort, laisse transpirer toute sa force en s’appuyant sur les états d’âmes vibrants de deux violoncelles…

De la mort dont il parle avec justesse dans « Bon Papa Grand-Père », à la vie qu’il fait naître dans un berceau de notes blanches, noires et ronde comme un ventre de maman devenue bulle, il vagabonde, mine de rien, dans nos cœurs avides d’universalité.

La contrebasse approfondit elle aussi les rapports entre les artistes et le public. Son doum doum à la fois si classique et tellement frivole enrobe les mots d’une profondeur intense. L’instrument se laisse ainsi chatouiller par les sentiments des guitares, plus sèches… en apparence seulement !

Raphy dit avoir beaucoup misé sur la chaleur, l’intimité. Comme si il chantait dans le creux de l’oreille. Et sa voix si douce, si juste, nous apprend tout simplement l’art d’écouter.

Un réel plaisir !

Myriam Depaux | La Province