Presse

118 élèves en chœur autour de Raphy | L’Avenir

Des jeunes de Saint-François incarnent les choristes du chanteur Raphy. Leur énergie sera déployée sur scène ce vendredi soir lors d’un concert.

presse-choeursaintfrancoisÀ l’approche du décollage vers une terre musicale in­connue, une seule règle de conduite : « écouter et se taire ». Un défi réussi pour plus de 200 en­fants de l’école primaire méta­morphosés en spectateurs lors d’un concert de leurs aînés hier après-­midi.
Depuis plusieurs mois, les répé­titions s’enchaînaient pour des élèves de 1e, 2e, 3e et 4e années de l’institut Saint­-François, tra­vaillant d’arrache-­pied en vue de former le chœur du chanteur Ra­phy Rafaël. Hier, ils faisaient pour la première fois l’expérience de la scène.
« C’est une aventure exception­nelle » confie le chanteur qui, brassé par diverses origines, sou­haite que sa musique incarne « un arbre de la diversité culturelle ».
« Le chant, la voix, c’est très intime, c’est se dévoiler. Même si c’est au milieu d’un groupe, c’est se démasquer » poursuit Raphy.
Fière de ses choristes, c’est Jeanne Attout, professeur de mu­sique à l’institut qui a eu l’idée de contacter le chanteur il y a plu­sieurs mois. « Après l’avoir vu en concert, je lui ai demandé s’il était d’accord de travailler avec mes étu­diants, et le projet s’est concrétisé » sourit- ­elle.
En novembre dernier, une soixantaine d’élèves de l’institut Saint-­François se sont donc mêlés aux choristes lors du festival pour les droits de l’enfant de Bruxelles organisé par Raphy, qui a fait de la musique pour jeunes son métier.
« Vu le succès de ce concert, nous avons décidé de continuer avec deux classes de première secondaire qui se sont rajoutées » indique Jeanne At­tout. « Depuis octobre, je travaille une heure par semaine avec chacune de mes classes. C’est un bonheur fou de travailler tous ensemble ».

Ils sont 118 choristes provenant principalement des options so­ciales de l’institut à entourer dé­sormais Raphy et ses musiciens.

La musique, langage universel

« Ils ont appris douze chansons de mémoire, dont plusieurs en espa­gnol » note la prof de musique. Ce vendredi sera aussi intensif que la journée d’hier.
Après deux représentations de­vant d’autres écoles, le fruit de leur travail sera servi une der­nière fois en soirée. Avec en apo­théose une troisième représenta­tion qui sort du spectacle scolaire, adressée à tout public ce vendredi à 19h30 à la salle des fêtes de l’ins­titut Saint­-François (PAF : 4€).
Ce concert fera découvrir aux enfants, adultes et parents les ta­lents vocaux de ces étu­diants. « Depuis le début, mes élèves sont vraiment motivés et emballés par le projet. Ça se verra sur scène » constate Jeanne Attout. « Le cours de musique avec en point d’orgue ce projet, c’est important pour que nos jeunes se sentent bien dans leur peau. Certains m’ont dit que ça leur per­mettait de s’évader, de penser à autre chose. Ce projet les unit autour de la musique et leur procure beaucoup de bonheur, c’est le principal ». ■

« Le chœur les a transfigurés »

Chanter, c’est universel. « Sous la douche, dans la voiture… On chante dans toutes les cultures du monde. D’ailleurs, c’est la pre­mière force artistique à laquelle un enfant est confronté » sourit Raphy Rafaël. Pour le chanteur, l’acte de chanter a quelque chose de «liant». « En groupe, en chœur, on met toutes nos fragilités ensemble. Le groupe permet finalement de se donner confiance en soi ».

presse-portraitrrsaintfrancoisMenant des projets musicaux avec des communes, CPAS ou encore des plannings familiaux, l’expérience de travail avec un groupe de jeunes qui incarnent son chœur est pourtant une pre­mière pour le chanteur. « C’est exceptionnel. Ces jeunes sortent transfigurés par cette expérience ».
Raphy se dit épaté par ces élè­ves qui d’emblée, ne sont peut­ être pas séduits par un répertoire de chanson jeune public. « Mais ils sont partis dedans. J’essaye que mes chansons parviennent à tou­cher tout le monde ». Selon Raphy, de tels projets prouvent aux élè­ves qu’ils sont capables d’excel­ler. « Les jeunes ont besoin d’être re­connus et être mis en valeur dans des projets où on chante la vie et les sentiments. Il y a cette dimension de travail bien sûr, mais le plaisir pro­curé est très intense ». ■ D. D.

L’Avenir – Hainaut
Daphné DEMITRI | 22/03/2013

Zahori en plein chœur | En marche | avril 2012

Artiste de talent au cœur engagé, Raphy Rafaël sillonne les routes depuis des mois pour préparer « Zahori en plein chœur ». En effet, chaque spectacle est monté avec un chœur formé d’enfants du lieu où il se joue. Un bel exemple d’un travail réalisé dans un esprit de convivialité et d’humanité » Une expérience riche de liens et de sens à l’occasion des vingt ans de l’institution du Délégué général aux droits de l’enfant.

ZahoriUne voix chaude et prenante, des thèmes de la vie de tous les jours abordês avec un souci permanent d’ouverture aux autres cultures, milieux et générations, une musicalité puisée aux sources espagnoles, belges et africaines: Raphy Rafaël excelle autant dans ses spectacles intimistes que dans les concerts où il est accompagné de chœurs d’enfants. Pour fêter les vingt ans de l’institution du Délégué général aux droits de l’enfant, l’artiste et toute son équipe ont vu grand: organiser une grande tournée en Communauté française avec à chaque fois un chœur différent d’enfants pour accompagner les chansons de l’album « Zahori ».

Cette tournée – dont la préparation pour chaque lieu nécessite quatre à cinq mois de travail – aura lieu de fin avril à novembre pour se terminer en apothéose, le 25 novembre au Flagey (à Ixelles) par la fête du Délégué général aux droits de l’enfant.

Le public visé pour constituer les chœurs de chaque lieu preneur? Prioritairement des classes d’écoles primaires et secondaires, des écoles de devoirs, des services d’aide en milieux ouverts (AMO), auxquels peuvent s’ajouter, suivant les lieux et les énergies locales, des groupes d’adultes provenant de CPAS, d’académies de musique… bref, tout groupe motivé à vivre une expérience unique et multi-générationnelle centrée sur l’enfance et ses droits.

« II s’agit de donner le meilleur de soi pour créer et vivre ensemble un évènement hors du commun qui laissera des traces profondes jusqu’à la Xème génération, lance avec enthousiasme Raphy Rafaël. La chanson et la musique sont, au travers de cette aventure humaine, un fameux point d’appui, un facteur d’autonomie, de cohêsion et d’intégration sociale, d’éducation à la citoyenneté. Dans ce spectacle, s’intégrera d’ailleurs une chanson écrite avec un groupe de jeunes sur les droits de l’enfant ».

Un temps fort sera certainement aussi celui où tous entonneront « Comme la moitié de la Belgique… » que le chanteur présente volontiers comme le nouvel hymne international belge et dont le clip est en cours de réalisation. Il y lance un message de tolérance, d’ouverture et de solidarité: « Moi qui suis moitié Flamand. Comme la moitié de la Belgique. Et Wallon l’autre mi-temps. Comme la plupart des gens. Et Bruxellois entre-temps. Comme la moitié de la Belgique. Je trouve ça très amusant. Et je rigole à plein temps »

Qu’on se le dise: l’enthousiasme et le parler vrai de l’artiste sont très contagieux. Et ses spectacles de vrais moments de bonheur et de partage. A déguster sans modération »
JD | En marche – 5 avril 2012

Raphy Rafaël – ¡Zahori! | Accroches – chroniques CD | juin 2011

Raphy Rafaël | ¡Zahori! | Muzaïka/Productions du Plaisir

cd_zahoriPoète pour les petits, grand rêveur, Raphy Rafaël imagine des chansons douces à l’embranche- ment de ses racines castillanes, brabançonnes et congolaises. Ces petites histoires imagées et bourrées de clins d’œil farfelus respirent d’amour et d’humour. Amateur de proverbe d’antan, Raphy nous rappelle volontiers ce vieil adage Yiddish: “À chaque chanson nouvelle son air d’au- trefois“. À cet égard, le nouveau ¡Zahori! est totalement en phase avec le dicton. Les enfants d’hier et d’aujourd’hui apprécieront l’effort.

Accroches n°40 | juin 2011 | Conseil de la Musique
(N.A.)

Sous le soleil de Raphy | La Libre

Il y a du soleil dans le nouvel album de Raphy Rafaël. Depuis la lumineuse introduction éponyme « Zahori ! », « un mot d’origine arabe qui signifie le sourcier, celui qui trouve l’eau, la joie », nous dit-il. Jusqu’à l’entraînant « Viva el sol de la mañana » (Vive le soleil du matin) qui sonne comme un envoi, « un appel à lâcher tout : c’est le soleil qui reprend le dessus ». Il y a de la chaleur, aussi, dans les couleurs et matières privilégiées par l’auteur-compositeur-interprète belgo-espagnol (né en Afrique), entouré, pour le coup de trois comparses : du jaune-orangé, du bois (celui des instruments, entre autres), et de belles polyphonies vocales, les musiciens étant aussi chanteurs.Pas facile, soit dit en passant, confie Raphy Rafael, de trouver dans nos contrées « des musiciens sachant aussi chanter, et créant une cohérence vocale ».

Il y a du vécu, dans ce « ¡ Zahori ! » enregistré d’avril 2008 à octobre 2009 : le disque se nourrit de la tournée du même nom qui se déroule en parallèle.
Il y a de la poésie, surtout, et d’ailleurs pas mal de textes empruntés à des poètes, dont l’Allemand Herman Hesse, le Belge Maurice Maeterlinck, l’Espagnol Rafael Alberti Merello… « Que ce soit par les mots, les notes, les images, les costumes, je tiens beaucoup à la dimension poétique, à cette part de mystère qu’elle nous permet de toucher. Avec peu de choses, faire rêver », résume Raphy Rafaël. C’est vrai, certains textes, tournures, métaphores ne se capturent pas au vol, à la première seconde. Mais on peut, « sans comprendre tous les mots, au premier degré, comprendre le sens global », note l’artiste. « J’aime la lenteur, je n’aime pas le rythme de l’immédiateté », ajoute-t-il. Un disque, cela se réécoute, un livret, cela se feuillette. « Pourquoi le livre tient-il encore aujourd’hui par rapport au virtuel ? C’est un univers. On s’installe dans un fauteuil, on boit une boisson… »

Si les titres qui composent l’album n’ont pas tous été écrits récemment, l’un d’eux prend du relief en ces temps de crise politique. « Comme la moitié de la Belgique », « nouvel hymne international belge », rappelle que nous sommes tous « métisses » d’une façon ou d’une autre, à moitié espagnols ou marocains, tous un peu flamands, wallons, bruxellois. Une devise ? « Avec tout votre respect, Foutez-nous un jour la Paix ! ».
« Hou-la-la » attire aussi l’attention, par sa thématique rarement traitée (« Mon père et ma mère se font l’amour ») et ses paroles parfois explicites quoique humoristiques (« C’est vrai qu’à eux deux, leurs débats érotiques, c’est la moitié du réchauffement climatique »). « 80 pc des gens reçoivent cette chanson de manière positive. D’autres sont choqués, indique Raphy Rafaël. Je ne vois pas où est le problème. C’est frontal, mais aussi délicat, poétique, pas grivois, il y a du second degré, et c’est aussi une chanson d’amour. Des enfants à qui on a demandé ce qu’ils en pensaient ont répondu : C’est la vie ! »
En filigrane, « ¡ Zahori ! » parle de grandir, et grandir c’est aussi se tromper (« l’important, c’est ce qu’on fait de nos échecs ») et prendre des risques.
Tandis qu’une chanson telle « Si yo estuviera cansado » (Si j’étais fatigué) nous redit qu’il n’est pas besoin d’aller chercher loin le bonheur, décode Raphy Rafaël. « Il suffit de creuser sous nos pieds ».

(S.L.) | 14/07/2010

En Marche, Zahori

Une voix chaude, prenante, des paroles riches de sens, une musicalité puisée aux sources espagnoles, belges et africaines : Raphy Rafaël est un artiste au cœur engagé qui excelle autant dans ses spectacles intimistes que dans les concerts où il est accompagné de chœurs d’enfants. Zahori, son dernier CD, est à déguster sans modération.
Seize nouvelles chansons, quatre voix d’hommes, guitares et instruments en bois pour un univers lumineux dans ses ombres, léger dans sa profondeur, élégant dans son impertinence. Voici résumé le dernier album de Raphy Rafaël : Zahori. Un album pour enfants ? Certes mais pas uniquement. “C’est surtout un album pour les vivants, garanti sans colorant ni exhausteur de goût”, clame Raphy Rafaël qui entraîne petits et grands dans un périple musical prolifique, flirtant avec les musiques du monde, l’enfance et l’universel. L’homme chante “la vie, ses étonnements, ses ombres, ses émerveillements, ses vagues, ses creux, ses bosses, ses rencontres, ses détours…”. Il n’y a pas de sujet tabou mais les sons et les mots sont maniés avec une rare poésie, et le chanteur utilise les ressorts de l’humour avec beaucoup d’à propos. C’est le cas dans sa chanson “Hou-la-la!” qui parle avec beaucoup de pudeur à l’enfant de l’acte d’amour entre ses parents. “Il paraît que c’est ainsi que je suis né. D’ailleurs ils ont l’air d’avoir tant de plaisir. Qu’il paraît que je suis l’enfant de leurs désirs. L’enfant de leurs délires”.
Un autre titre original sur cet album est très certainement “Comme la moitié de la Belgique…” que le chanteur présente volontiers comme le Nouvel Hymne International Belge et qu’il nous invite à télécharger gratuitement “vu les circonstances politiques actuelles”. Raphy Rafaël y lance un message de tolérance à ses concitoyens. Peut-être aussi un message de bon sens aux responsables politiques pour ne pas faire voler en éclat notre petit pays : “Moi qui suis moitié Flamand. Comme la moitié de la Belgique. Et Wallon l’autre mi-temps. Comme la plupart des gens. Et Bruxellois entre-temps. Comme la moitié de la Belgique. Je trouve ça très amusant. Et je rigole à plein temps”…

Joëlle Delvaux | 16/12/2010

2010 – Musique 6-10 ans, le choix du Ligueur

¡Zahori! – Raphy Rafaël

Ça commence par l’évocation du « zahori », le sourcier. Ça finit par un vivat au soleil. L’eau d’abord, source de vie, la mer, le fleuve et les îles ; lumière et feu ensuite, chaleur de l’amour : amour maternel pour l’enfant le plus démuni, premier amour pour une institutrice ou amour-plaisir des parents qui « s’envoient en l’air », fabriquant les enfants du désir. L’amour qui donne des ailes, comme l’oiseau qui chante, narguant le chasseur, comme ce « fils de femme », libre dans sa tête, qui refuse de plier sous la torture. Il y a la terre aussi : sol qui nous a vu naître ou pays d’accueil, mosaïque interculturelle, terre à laquelle retourneront bientôt les mains du vieillard …
La vie sous toutes ses facettes, des plus sombres aux plus lumineuses, Raphy Rafaël la célèbre avec humour et gourmandise au travers de textes de Maeterlinck, Marie-Noël, Herman Hesse, de poètes hispanophones (chantés en langue originale) ou de ses propres compositions. Voix, guitares, accordéon diatonique, contrebasse et percussions créent des harmonies limpides et pleines d’énergie vitale, tout en subtiles arabesques. Un album véritablement pour toute la famille.

CD + livret – AlterCD

Anne Dereine | décembre 2010

Ce qu’ils en disent: Belgique | Québec | USA | Espagne

« … Raphy la justesse, Rafaël Porte-Bonheur! Sans forcer la note, un spectacle dont les chansons-saveurs fondent lentement, très lentement dans l’oreille! »
Le Vif – l’Express (Belgique)

« … Spectacle d’une grande chaleur poétique et d’une finesse à toute épreuve, un joyau d’élégance musicale et de souveraine impertinence!  »
Le Devoir (Québec)

« … Sa voix douce et si juste nous apprend tout simplement l’art d’écouter! »
La Province (Belgique)

« … Véritable magicien de mots et de sons, il séduit d’emblée par la densité et la finesse de son univers! »
The Times of Louisiana (USA)

« … Un spectacle d’un professionnalisme exceptionnel sans que cela ne nuise en rien à l’émotion qu’il transmet. »
Une Autre Chanson (Belgique)

« … Sobriété, poésie, émotion. La toute grande classe! »
Le Magazine Enfants (Québec)

« …Poésie toute en demi-teintes, lyrisme admirablement souligné… pour un spectacle fort dans sa fragilité et sans concession! »
Le Ligueur (Belgique)

« …Es verdad que es el mas guapo ! »
Sa Maman (Espagne)

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L’école connaît la chanson | Le Ligueur

Raphy Rafaël et ses trois acolytes.

(…) Quant à Raphy Rafaêl, sa poésie tout en finesse et sa musique tout en légèreté rendent un poignant hommage à ce simple « fils de femme mais fort de son âme » dont la torture n’a pu extorquer le secret. Mais le spectacle du chanteur et de ses acolytes (essentiellement aux guitares acoustiques et accordéon) est également un formidable hymne à la vie: chansons d’amour, de sève, de la source mise à jour par la magie du « Zahori« , en Espagne, au Congo ou à… Marrakech sur Meuse ! (…)

Anne Dereine | mai 2008

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Jeune public à Namur | La Libre Belgique

La chanson jeune public bat son plein à Namur. Douze spectacles au menu. Sélection :

Lumière orangée, chaleur d’Afrique, chant juste et guitare sèche, Raphy Rafaël suit sa voie, entre accordéon diatonique, chemise presque bouddhiste et contrebassiste. Venu offrir son humanité, sa poésie et son talent, l’artiste séduit les enfants qui aimaient beaucoup ses chansons sur l’amour. Il est vrai que Raphy Rafaël va droit au fait lorsqu’il raconte comment « papa et maman s’envoient en l’air », loin des papillons, des roses et des cigognes. Le chanteur rappelle fièrement être un spermatozoïde bolide aimant la vie, fruit de l’amour et du désir. Une chanson coquine qui conte avec l’humour et la délicatesse voulus, une partie de jambes en l’air dans la cuisine, entre tartines et margarine.

Né en Afrique, il nous chante aussi sa première institutrice, la dénommée Melle L’amour… Avec ses airs de forestier inspiré, ses accents du sud et son amour de la Belgique, pour laquelle il crée un hymne international, il a définitivement le sens de la balade.

Laurence Bertels | 17 janvier 2008

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Quand TUBIZE, ITTRE et BERCHEM-SAINTE-AGATHE chantent, le Monde Danse !

Ou

« La Culture ce n’est pas du vent mais de… l’Oxygène ! »

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Deux cents enfants. Comme n’importe quels enfants. Ils vont à l’école de leur village et y passent du temps à apprendre à lire, écrire et compter. Très rarement, ils chantent. Juste parce que ça se fait. Mais ce ne sont indubitablement pas des chanteurs !

Jusqu’au jour où un animateur culturel ouvre la porte de l’école et vient proposer un projet un peu spécial : apprendre à chanter ensemble quelques chansons, et puis un jour se retrouver avec 200 autres enfants dans la salle du Centre culturel, sur scène, pour faire un vrai spectacle, avec de vrais musiciens et un vrai chanteur, Raphy Rafaël.

Euh, oui, pourquoi pas après tout ? Et le travail commence. Travail de rigueur. Il s’agit de chanter juste, de chanter ensemble, de chanter avec des nuances, de chanter en faisant quelques gestes parfois, de chanter avec plaisir, de chanter pour les autres, de chanter sans crier, de chanter…vrai !

Plusieurs semaines de travail sont nécessaires. Par petits groupes avec parfois des regroupements.

Et puis le grand jour arrive. On retrouve Raphy. On répète enfin tous ensemble, avec les musiciens.

Mais voilà que les gens arrivent déjà dans la salle. Pas n’importe quelles « gens ». Papa, Maman, grand frère, Tantine, Marraine, Voisine Alberte, etc. La salle est maintenant comble.

Le spectacle commence… Le public est un peu indiscipliné : les « gens » n’arrêtent pas de parler, comme s’ils regardaient la télé : « T’as vu, Kevin est là, à droite. Mais non, pas celui-là, ça c’est Michael. etc. ». Mais petit à petit, les voix se taisent. Celles du public. Les enfants, eux, chantent avec Raphy. De belles chansons. Douces. Drôles. Tendres. Gaies. Rythmées. Prenantes. Et les gens écoutent. La plupart d’entre eux ne sont sans doute jamais entrés dans une salle de spectacle. Et certainement pas pour aller entendre de la « bonne chanson française ». C’est peut-être là le plus grand miracle de ce spectacle : des gens qui n’auraient jamais pensé écouter de la chanson sont là à goûter ce plaisir extraordinaire, face à un spectacle de grande qualité.

Mais c’est déjà fini. Chaque parent récupère son enfant. On rentre à la maison. Ce n’est plus qu’un souvenir. Mais ce n’est plus tout à fait pareil. Désormais, on sait : on sait qu’on peut chanter ensemble et qu’on peut rêver ensemble. À chœur ouvert !

François-Marie GERARD – Père et Spectateur, le 29 mars 2007 à Tubize.
PUBLIE PAR REVERBERES
LIBELLES : COUPS DE CŒUR

Tubize | concerts | A Choeur Ouvert | La Libre

Concerts inhabituels à Tubize avec Raphy Rafaël et 450 enfants de la région. Choral.
Rafaël, toujours « A Chœur ouvert »

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Petite école de campagne perdue au milieu de nulle part, entre soleil et champs au chœur du généreux mois de mars. A dimension humaine, la cour de récré des primaires de Saintes respire le calme et la joie de vivre. Loin de certaines jungles traversées en ville. L’heure de midi s’achève. La cloche sonne et les enfants entrent calmement en classe, fin prêts pour l’atelier chant, celui qui les mènera sur la scène du Théâtre du Gymnase à Tubize, ces 28 et 29 mars. Sages comme des images, ils prennent « l’affaire » très au sérieux et suivent à la note prêt les instructions de Nedjelka Candina, leur chef de chœur. Et l’on fond, bien entendu, comme neige au soleil dès les premiers couplets.

LIBERER LES EMOTIONS

Depuis « Les Choristes », le succès du chant choral n’est plus à démontrer. Chanter, a fortiori ensemble, libère les émotions, la colère, la joie, la tristesse, la rage ou l’allégresse. Bernard Foccroulle, directeur du Théâtre de la Monnaie, ne cesse de le rappeler, lui qui regrette que les cours de chant, dotés il est vrai d’une réputation parfois très chahutée, aient disparu de l’éducation.
Raphy Rafaël ne dira pas le contraire, emporté, depuis plusieurs années, par ce « Chœur Ouvert » qui réunit enfants, musiciens et adultes accompagnants sur scène. Guitares, contrebasse, accordéon et percussions sont aussi de la partie.
En l’an 2000, à Tremblay en France, le chanteur hispano-belge crée « A Chœur Ouvert ». Ce projet humain enthousiaste et fédérateur, met en scène les forces vives d’une ville, d’une région. Il rassemble les adultes et les enfants, les artistes et les amateurs autour d’un même objectif. Il ne s’agissait là que de la première étape d’une tournée qui passera, entre autres, par Clichy-sous-Bois, la Belgique, Montréal et Villeparisis.
Emballés par le projet, les centres culturels d’Ittre et de Tubize ont décidé, eux aussi, de relever le défi : réunir 220 enfants pour mener à bien ce concert. D’emblée, l’appel à candidats rencontre un tel succès qu’il faut doubler les séances et passer à deux chœurs d’enfants de 8 à 12 ans issus des écoles, tous réseaux confondus, de Tubize, Saintes, Ittre, et Virginal. A quelques jours du spectacle, le chanteur et quelques choristes content leur aventure.
Né en Afrique noire, Raphy Rafaël baigne dans la musique depuis sa plus tendre enfance.
A 12 ans, il apprend la guitare, à 15 ans, il commence à écrire des chansons. Que ce soit en français ou en espagnol, il aime autant s’adresser aux enfants qu’à ceux qui les aiment et les considèrent. Souvent en tournée, en Belgique comme en Afrique ou Amérique latine, il est l’auteur et interprète de chansons comme « Bon papa grand-père » dont le succès le dépasse complètement. Régulièrement chantée aux enterrements ou aux fêtes de famille, elles entrent dans la vie des gens, le plus beau cadeau dont puisse rêver l’artiste.
Tout comme les succès de ses spectacles, « À Chœur Ouvert » qui poursuivent leur belle épopée. « C’est un projet de métissage. Je voulais proposer une autre cuisine aux enfants, une autre manière d’aborder les chansons. C’est un grand bonheur pour moi, en tant qu’artiste, de m’intégrer dans un projet d’éducation tel que celui-là», explique Raphy qui rencontre les participants au lancement du concept, à mi-chemin et pour le final. Entre-temps, les ateliers sont menés de baguette de maître par Nedjelka Candina.

PREMIER DES ARTS

« Pour les enfants c’est une école de spectacles, le contre-pied de la Star ‘Ac. On n’est pas là pour être meilleur que son voisin, mais pour donner le meilleur de soi. La vie, la mort, l’amour seront au menu. Pourquoi par la chansons ? Tout simplement parce qu’elle est le premier des arts. Dans le ventre de nos mères, nous y étions déjà sensibles. C’est le premier apprentissage de la symbolique de l’émotion artistique », déclare R. Rafaël. Pour les enseignants, participer à un tel projet les aide également à retrouver leur voix. Comme les enfants, ils se sentent grandis par l’aventure et voudraient redonner plus de chant en classe.

Laurence Bertels | 28/03/07

Raphy Rafaël et 450 élèves en chœur | Vers l’Avenir

En collaboration avec les centres culturels d’Ittre et de Tubize, le chanteur Raphy Rafaël se produira entouré de 450 élèves des deux communes.

presse-VAtubize2007Beaucoup ne savaient pas chanter. Tous pourtant se sont prêtés au jeu et ont relevé le défi lancé par le chanteur Raphy Rafaël : se produire à ses côtés lors de deux soirées exceptionnelles organisées en collaboration avec les Centres Culturels d’Ittre et de Tubize. A Chœur Ouvert rassemblera ainsi 450 élèves des deux entités dans un spectacle musical où chacun aura sa partition à jouer.
« Quand Raphy Rafaël nous a proposé son projet, nous comptions sur la participation d’environ 250 enfants, explique Patricia, du Centre Culturel de Tubize. Après avoir présenté le projet aux différentes écoles nous avons été submergés de demandes. Finalement, on s’est limité à 450 participants en organisant deux représentations au lieu d’une seule. »
Entièrement intégrés au spectacle du chanteur, les élèves y apportent leur fraîcheur et leur enthousiasme. « J’insiste beaucoup sur le terme intégration, car je pense qu’il résume toute la philosophie de ce spectacle. », souligne Raphy Rafaël.
Les deux écoles communale et libre de Sainte, l’école de la communauté française Ferrer de Tubize, l’école Saint Joseph de Tubize, l’école libre d’Ittre et l’école communale de Virginale ont ainsi participé à des ateliers hebdomadaires pour apprendre les chansons du spectacle, intégrer le rythme et poser leur voix.
« Je ne connaissais pas les chansons de Raphy, mais j’en ai aimé le sens et ce qu’elles racontent », note Jean-Pierre, de l’école Saint-joseph.
S’ils ont tous reçu la même formation, les 450 élèves ne se sont rencontrés qu’une seule fois et répéteront pour la première fois la veille du spectacle. Autant dire que ça passe ou ça casse. Mais Raphy rassure, il n’y a pas de raison que la magie n’opère pas : « Je les ai rencontrés au début du projet et je les ai revus à mi-parcours. Je sais par expérience que tout se passera bien car ils ont été bien coachés par la préparatrice des choeurs. »
Les enseignants qui participeront aussi aux spectacles le confirment avec enthousiasme: « Je ne chante pas en classe car je ne chante pas juste, mais le fait de vivre chaque semaine de l’intérieur ce magnifique projet nous met en confiance et on chante bien plus souvent aujourd’hui », sourit Vinciane, de l’école Saint-Joseph.
Contrairement aux projets du genre Star Academy, A Chœur Ouvert veut mettre tous les participants en évidence.
Pas question donc d’y être meilleur que son voisin mais plutôt de donner le meilleur de soi. Et si la vie, c’était ça, tout simplement ?

Fanny GUILLAUME | 22/03/07

 

Raphy Rafaël, passeur d’émotions | En Marche
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© M.Glik

Une voix chaude, prenante, des textes tendres et émouvants, des paroles riches, un charisme et un style uniques. Raphy Raphaël est un artiste au cœur engagé qui excelle autant dans ses spectacles. intimistes que dans les concerts où il est accompagné de chœurs d’enfants, loin des paillettes de la Star Ac.

Chanter ? Pour Raphy Rafaël qui a baigné toute son enfance dans la musique, c’est « un besoin, un plaisir, un rituel, un dialogue, un acte de résistance » !
Oui mais que chanter ? « La vie, ses éton­nements, ses ombres, ses émerveillements, ses vagues, ses creux, ses bosses, ses rencontres, ses détours…», résume l’artiste mi-belge mi-­espagnol. Les chansons de Raphy Rafaël, c’est un fait, touchent autant les enfants que les adultes. Maniant les sons et les mots avec une rare poésie, il propose un voyage sensible où le rire côtoie les larmes. Certains textes sont de pures merveilles. Morceaux choisis: « Moi qui suis sur la Terre pour y planter ma vie, pour grandir et cueillir les raisins du bonheur. C’est à vous les parents que je fais de grands signes, vous qui êtes les racines de mon arbre rêveur…» « Les papas, ils pleurent aussi comme les autres dans la vie. Moi le mien, je le connais bien. Quand il a du chagrin, perdu dans ses pensées (…) il s’en va se cacher… » « Bon-papa grand-père, quand tu seras mort au fond de la terre, vivras-tu encore ? Mon petit bonhomme, au-dessus de moi plante un grain de pomme et il fleurira ».

“Solo-Soleil” et “A chœur ouvert”

En 23 ans de carrière, Raphy Rafaël a déjà sorti de nombreux disques et conçu plusieurs spectacles. Pour l’heure, il réenregistre d’anciens disques épuisés, prépare un nouvel album de vingt chansons et se produit en spectacle. Car l’artiste n’est vraiment heureux que lorsqu’il peut chanter en public et entrer en relation avec lui. Et ce bonheur, il le fait diablement bien partager. Que ce soit dans l’intimité d’une salle ou d’une classe avec un auditoire restreint dans « Solo-Soleil » ou sur une scène, accompagné d’un chœur d’enfants dans « A Chœur Ouvert ». « Solo-Soleil » est un petit bijou de spectacle métissé de chansons «trésors» autant qu’épicé d’émotions et de rires. Il fait appel aux cinq sens et invite les enfants dès 5-6 ans à chanter et à s’enchanter avec leurs parents et grands-parents. Un superbe moment de complicité et de proximité passé avec Raphy qui chante sans micro et s’accompagne de sa guitare et de quelques accessoires.
« A Chœur Ouvert » est un autre moment d’émerveillement par les émotions et la beauté qu’il suscite.

Un événement unique puisqu’il s’agit d’un concert-spectacle réunissant autour de Raphy Raphaël et de ses cinq musiciens un chœur de 200 enfants, à chaque fois renouvelé. « J’ai eu envie de concevoir un concert-spectacle comme une aventure musicale collective qui puisse sensibiliser les enfants à la musique et leur faire vivre une expérience humaine peu commune » explique Raphy Rafaël avec enthousiasme. « Notre programme peut s’intégrer dans un projet d’école, de centre culturel ou d’association par exemple. Concrètement, sur une période d’environ six mois, à raison d’une bonne quinzaine de séances de travail collectif, une équipe de professionnels et moi-même préparons ce spectacle exceptionnel. C’est à chaque fois un nouveau challenge, relevé avec d’autres enfants qui, avec une énergie nouvelle, s’investissent dans cette aventure passionnante en donnant le meilleur d’eux-mêmes sans vouloir être meilleur que les autres. C’est tout l’intérêt de l’aspect collectif du chant», lance encore le chanteur. Un chanteur à savourer sans modération.

En marche
Joëlle Delvaux | 5 octobre 2006

Avec son spectacle SOLO-SOLEIL, Raphy Rafaël ose et c’est bien ! | Le Soir
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© M.Glik

Avec des textes forts, sans concession mais accessibles, dans un échange vivant avec le public, ce chanteur à la douce impertinence nous offre un spectacle complet, « naïf » (comme les peintres), drôle, émouvant, si fort dans sa fragilité qu’on en ressort ému et un peu « sonné » tout de même! Et tout y passe : l’amour, la mort, la naissance, l’émerveillement, les déceptions mais avec un art si consommé que tout cela a l’air naturel. Loin des strass et des paillettes, voila bien une cuisine relevée à souhait dont les chansons-saveurs fondent lentement, très lentement dans l’oreille.

Sur scène, une guitare flamenca et un « requinto », une chaise et un tabouret, un étui mystérieux et… aucun micro. En silence, il arrive, entame quelques mesures a capella et le tour est joué. Dès les premières mesures, le charme opère, le public entre dans le jeu, adhère et adore.

Alors, qu’attendez-vous pour vous laisser tenter?

Le Soir
C. M. | 22/05/2004

Solo-soleil – Raphy Rafaël | Vers l’Avenir
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© M.Glik

Des chansons simples mais pas simplistes pour un chanteur qui tire son public vers le haut. Chapeau l’artiste!

« Les yeux des petits enfants aiment les yeux qui leur parlent » !

Ce pourrait être la doctrine qui fait le succès de Raphy Rafaël; ce n’est que l’entame de l’une de ses chansons. Raphy leur plaît parce que les yeux de ces enfants justement, « ce sont les miens » comme il le chante si bien.

Ses paroles simples mais loin d’être simplistes, ses mélodies légères sans être niaises, ses accords musicaux engageants mais surtout pas négligés font mouche. Sa voix chaude et prenante chante les saisons de la Vie ?

Oui, mais en faisant le pari de l’intelligence et de la poésie, il ensorcelle et « scotche » littéralement son public qui ne le quitte plus des yeux ni des oreilles et vit par l’intérieur les quinze chansons qui s’enchaînent l’une à l’autre sans pesanteur, sans fatigue:« métier de fiancé », « Les papas ils pleurent aussi », « Prière indienne », « Duerme negrito » parmi toutes les autres touchent, par leur évidence, à l’universel. Du coup, les adultes en redemandent autant que les enfants. Du travail d’orfèvre pour un « seul en scène » qui prend tout le monde à contre pied et nous fiche un sacré…« coup de soleil » !

Vers l’avenir, 20 mai 2004.

Raphy Raphaël | Le Vif

« Je ne chante pas pour les enfants, je ne chante pas pour les adultes. Je chante pour les vivants. »

Poète et globe-trotter, né en Afrique, de mère espagnole et de père belge, Raphy Raphaël chante aussi dans la langue de Cervantès. Ses textes et ses sonorités sont d’un lyrisme savoureux. Ces spectacles sont denses et sans concession. Ce qui ne l’empêche pas de se produire avec des mômes sur scène, dans une ambiance de fête partagée. Raphy se qualifie de « passeur d’émotions » : il nous vole les mots de la bouche. « Es verdad que es el mas guapo ! » (c’est vrai qu’il est magnifique !), comme l’écrivait un confrère espagnol. À déguster toute affaire cessante.
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© M.Glik

Le Vif/L’express | 29/01/2004

Raphy Rafaël – Pachamama | Télémoustique
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Raphy Raphaël est en tournée, nous l’avons annoncé. Il est grand temps de parler de son album Pachamama. En Quechua (langue des Indiens d’Amérique du Sud), c’est « notre mère la Terre ». Raphy lui rend hommage ainsi qu’à la vie, de l’enfance à la vieillesse… Des thèmes parfois graves, comme la mort, toutefois évoquée avec l’intelligence du coeur. Une guitare et quelques cordes, de l’humour et de l’émotion, de la poésie et une douce impertinence. Et la cerise sur le gâteau : ce CD est un album live enregistré avec un public d’enfant. Un régal !

Mosquito (supplément Télémoustique)  | 8/11/2003

Raphy Rafaël – Pachamama | Chorus | France
presse-pachamamaÀ chacune des quatorze chansons de ce disque sont associés une ville et un pays, le tout étant chapeauté par une phrase de l’Argentin Julio Cortazar : « Il faut voyager loin en aimant sa maison »; empreinte de délicatesse et de sensibilité, la voix sans concessions de Raphy Rafaël qui les a concues, telle à partir d’un poème de Maurice Maeterlinck (« Les trois soeurs »), telle autre d’un traditionnel des Caraïbes (« Duerme negrito »), distillent l’émotion et la générosité.

Placée presque entre parenthèses, la superbe « Anaïs » de Dominique Sylvain (« Anaïs / Mon enfant métis / Anaïs / Enfant du délice ») étant interprétée au début et à la fin, c’est un véritable hymne à l’enfant qu’il nous offre : « Les yeux des petits enfants », « L’enfant rouge et noir », « Prière indienne », « Les papas, ils pleurent aussi », etc.

Un moment de grâce saisi en public, avec la participation d’un public d’enfant, d’André Klénès à la contrebasse et d’Alain Everts à la seconde guitare. Une totale réussite !

Chorus, nº 36 (France)
D. Pantchenko | juin 2003

Raphy-Rafaël et 220 enfants en chœur : chapeau les artistes | L’Union
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© M.Glik

Un artiste, Raphy Rafaël, quatre musiciens et un chœur de plus de 220 enfants unis en un concert, l’espace de spectacle de Manège a vécu, lundi et mardi, un moment exceptionnel.

Dans le cadre des classes à projet artistique et culturel mis en place par l’éducation nationale, et dans le cadre du projet d’établissement du collège Vaubau et en synergie avec le service culturel de la ville de Givet, plus de 220 élèves des écoles élémentaires Saint-Hilaire et Charles-de-Gaulle ainsi que du collège Vau-ban se sont produits, lundi et mardi en trois concerts, sur la scène du Manège autour de l’artiste Raphy Rafaël et de ses quatre musiciens.
« Ce spectacle est l’aboutissement de toute une année de travail des enfants et de leurs enseignants », indique Béatrice Le Guen, maire adjoint, chargé des affaires scolaires.
Tout a commencé dès le mois d’octobre dernier avec une rencontre entre l’organisateur, les artistes et les enseignants. Le projet est lancé, un calendrier est établi. Au fil des semaines, dans les salles de classe, l’accent est mis sur l’apprentissage de la musique et des paroles. Les répétitions se succèdent dans les différents groupes d’enfants, répétitions orchestrées par Mme Erbisti, Mme Chotro, Mme Didier, Mme Surin, Mme Gazonois, Mme Meunier, M Torchala, Mme Pasquier, Mme Bouldoire, M Peil, M Mortier, professeur d’éducation musicale, avec l’intervention de Mme Marie-Paule Letawe, directrice de chœur.

HUMOUR ET ÉMOTION

Les fruits de cette vaste mobilisation ont donc été présentés en trois concerts qualifiés d’exceptionnels. Et pour suivre l’événement, le Manège a affiché complet.
Quelques notes de musiques, les projecteurs s’allument, apparaissent 220 enfants vêtus de noir ponctués par un bandana rouge, l’image est grandiose.
Raphy Rafaël et ses musiciens donnent le ton avec une chanson de Gilles Vigneault : « Une boîte en soie pour cacher sa joie. Une boîte en flammes pour cacher son âme. Une boîte en fleur pour cacher son cœur… » Les jeunes choristes, menés de main de maître par Marie-Paule Letawe donnent la réplique. Quelle maîtrise.
Raphy Rafaël et les choristes en herbe ne font plus qu’un. Ils se prennent au jeu. Le courant passe entre les artiste et le public. L’interprétation en commun de « Anaïs » est une petite merveille. Humour et émotion ont jalonné cette belle aventure artistique que le public n’est pas prêt d’oublier. Bravo !

L’Union
J.P. Ch.

Coup de choeur de 233 enfants | Raphy Rafaël

Comment qualifier une démarche exemplaire en tout point ?

Remarquable!

Avec Raphy Raphaël, pas de compétition. On chante pour donner le meilleur de soi et créer tous ensemble un événement unique. Le résultat ? Étonnant autant que détonnant.
À contre-pied de tous les stars-academy et consorts et avec la complicité de 233 enfants des écoles et de ses cinq musiciens, il nous offre un spectacle évident, lumineux, dense. Outre le fait de réussir le tour de force de rassembler plus de deux cent enfants en un choeur homogène et de l’intégrer au spectacle, il y a l’excellence des musiciens, deux guitares flamencas, une contrebasse, un accordéon diatonique et des percussions, qui vient contraster, amplifier, habiller les chansons. Et quelles chansons ! Maniant habilement l’art de la note et du mot juste, sans effet inutile, elles nous parlent avec humour et émotion, d’un « papa qui pleure », des « parfums de la vie », d’Anais « enfant métisse », de la mort d’un grand-père » et finalement… de nous! 15 chansons élégantes, profondes, tout simplement « belles »! Comment résister
à tant de petits bijoux alignés Ies uns après les autres? Oui, assurément, on est ici dans un spectacle et une démarche tant humaine qu’artistique de haut niveau, son atout majeur étant l’extrême qualité de l’ensemble, histoire de donner à goûter du beau et de l’intelligent. Et le public ne s’y est pas trompé, lui qui a rappelé plus de trois fois les artistes à la fin du spectacle.

À coup sûr, l’un des plus beaux moments de la saison de Bleu Pluriel !

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© M.Glik

Ouest France
L. B. | 21/04/2003

Raphy Rafaël – Pachamama | Le Ligueur

Enregistré « live » devant un public qu’on devine pas très nombreux, vu l’impression intimiste qu’il dégage, « Pachamama » le nouveau disque de Raphy Rafaël est à classer parmi les disques rares.

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© M.Glik

C’est, conjugué à tous les sentiments, dans toutes les langues, sur tous les continents, le refrain la vie, l’amour, la mort. Et, que l’on naisse « negrito » d’une « mamita » des Caraïbes, « enfant rouge et noir » en Amérique du Nord ou Gitane aux mains de magicienne, on grandit tous avec le besoin d’aimer et d’être aimé, on a tous, comme ‘Les trois soeurs‘ inspirées de Maurice Maeterlinck, un passé, un présent et un avenir, et l’on s’interroge tous, devant un ‘Bon-papa Grand-père‘, sur le mystère de la mort. À travers des textes poétiques et denses fort bien écrits (ou adaptés d’autres auteurs), Raphy Raphaël rend hommage à la vie sous toutes ses formes, éclatante de sensualité : évocation de caresses, de parfums, de toutes les émotions qu’ils suscitent ou ressuscitent, de la joie d’être amoureux à la tristesse des « papas qui pleurent aussi ».

Hymne à la vie, à la Pachamama indienne, terre mère nourricière, à tous ces enfants qui, comme Le petit poucet, ont la force d’inventer un « monde merveilleux » où chacun à sa place. Histoire racontée, poèmes dits en rythme et chansons sont accompagnés discrètement et avec spontanéité par un groupe d’enfants manifestement complices. Sur le plan musical, à la voix et à la guitare de Raphy Rafaël viennent s’entremêler les accents flamencos de la guitare d’Alain Everts et les sonorités chaudes de la contrebasse d’André Klénès, avec une simplicité remarquable. Un disque qui suscite des réflexions, qui parle au coeur de chacun, petit ou grand, puisque nous sommes tous les enfants de notre enfance…

Le Ligueur
Anne Dereine | novembre 2002

Raphy Rafaël chante la vie | Le Progrès | Lyon

Les écoliers de l’école Jacques-Yves-Cousteau ont ouvert la saison de « spectacles en herbe » au théâtre de Vienne avec le chanteur Raphy Rafaël et son « Trio A Fleur d’Oreilles ».
Quand la culture sert l’émotion.

Dans le cadre de « spectacles en herbe », les écoliers de Jacques-Yves-Cousteau ont assisté à un spectacle joliment intitulé « A fleur d’oreille ».
Sur la scène, rien de superflu : décor épuré, tentures noires et lumières tamisées. Un regard, un sourire, Raphy Rafaël glisse les doigts sur sa guitare, caresse les cordes qui soudain prennent vie. Comme par magie, le bruit fait place au silence, le silence à la musique. De sa voix chaude et chaleureuse, Raphy invite les spectateurs à un voyage musical dans son « vaisseau spécial » pour leur conter des histoires en chansons.
Pour l’accompagner dans cette ballade au cœur des mots, trois musiciens de haut vol, complices jusque dans l’âme : André Klenes à la contrebasse, Karim Baggili à la guitare flamenca, et Sophie Cavez à l’accordéon diatonique.
Dès les premières notes, le ton est donné. « Anaïs, mon enfant métis », « Les yeux des petits enfants », « Les parfums » et bien d’autres chansons. Raphy chante l’Amour, le respect et la dignité, la terre : celle que l’on vénère, qui nous donne la vie, celle qui se fâche et parfois gronde sous nos pieds.
La France, l’Espagne, la Bolivie, Raphy entraîne les spectateurs dans un tourbillon de mots et d’émotions, tout en prenant garde de ne jamais rompre le fil d’Ariane qu’il tisse et qui le lie à son public.

Hommage à son grand père.

Entre tendresse, espoir et nostalgie, il évoque son enfance et sa culture. A travers ses souvenirs, il rend hommage à son grand-père, et au-delà à tous les grands-pères du monde.
Dans son merveilleux voyage, Raphy chante encore et toujours l’Amour. Qu’importe la couleur, l’âge, que l’on soit jeune ou vieux, les sentiments font tourner le monde, et c’est très bien comme ça !
Ce spectacle est un véritable hymne à la vie, au bonheur et à la fraternité. les sont bouches bées et conquis comme les adultes qui les accompagnent et qui repartent le cœur léger, riches de tant d’émotions partagées.

Le Progrès (Lyon)
Monique GENEVE | 8/11/02

Raphy Rafaël au Triskell | Une grande bouffée d’air pur

De son enfance au Congo, Raphy Rafaël a rapporté le goût des rythmes au sang chaud ; de ses origines belges, une sensibilité à la Jacques Brel et une nostalgie douce-amère ; et de sa mère espagnole, l’amour des guitares au son flamenco.

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© M.Glik

Toutes ces influences musicales aux différences complémentaires, mêlées à une fameuse personnalité, faite de simplicité et de délicatesse, mettent au monde « A fleur d’oreilles », merveilleux spectacle qui a enchanté le public au Triskell.
En compagnie de son trio de musiciens, exceptionnelle guitare flamenca, doux accordéon diatonique et contrebasse inspirée, Raphy Rafaël a tenu sous le charme un public conquis dès les premiers accords.
On voyage ainsi des Andes en Afrique jusqu’au pays des Indiens Cheerokee, au travers de textes aux mots forts et subtils, où les différences sont porteuses d’espoir et de tolérence, dans un échange vivant, avec les spectateurs de tous âges.
On croise un moment le chemin du grand poète belge Maurice Macterlink, dont les vers, posés sur un air de bossa-nova, résonnent avec douceur et chaleur, puis ceux de Garcia Lorca, légèrement provocateur mais débordant d’amour.

Tolérance et respect

De sa voix puissante, lumineuse et à la large tessiture, Raphy Rafaël offre un concert acoustique dans lequel le maître mot est tolérance, et auquel le public « accroche » avec joie.
Quel bonheur quand l’artiste dit que ce qu’il aime dans la vie « c’est être amoureux » et que du fond de la salle s’élève une voix qui clame un « Ouais » éclatant de naturel et de spontanéité.
Le public adore et adhère. L’émotion est magique, le métissage des couleurs et des sons emporte le spectateur dans un bien beau voyage de partage et d’échange, où métisse rime avec délice.

Le télégramme | 30/10/2002

Raphy Rafaël a séduit avec son génial « A fleur d’oreilles » | Ouest-France
A fleur d'oreille
© M.Glik

« A fleur d’oreilles », le spectacle de Raphy Rafaël a séduit le public dimanche, au Triskell. Un concert cent pour cent acoustique, interactif et génial, que tout le monde a pu apprécier, des plus petits aux plus grands.

Une belle voix, de l’humour, des chansons entraînantes aux mélodies faciles, reprises en chœur par le public. Un concert cent pour cent acoustique rythmé par une guitare flamenca, une contrebasse, un accordéon diatonique et la voix chaude de Raphy Rafaël.

Un chanteur né en Afrique d’un père belge et d’une mère espagnole, des racines métissées qui ont naturellement inspiré sa musique et ses textes. Des paroles simples, fortes et subtiles imprégnées de poésie, des mots qui ont permis d’aborder autrement les problèmes de la vie et de la société. La naissance, la vie, la mort, un papa qui pleure, un enfant rouge et noir, ceux d’en face, des autres humanités qui passent. Une leçon de tolérance, d’amour et de civisme, apprise avec « délice », un mot qui rime avec « métisse ». Une des chansons fétiches de Raphy que tout le monde a fini par chanter en choeur. Un voyage magnifique, un spectacle génial où le métissage des couleurs, des sons et des cultures a emporté loin, très loin.

Ouest-France | 29/10/2002

Crock’chansons | la voix de Raphy Rafaël | Ouest-France

La salle du Strapontin étant pleine, mercredi après-midi pour accueillir le concert du festival Crock’chansons. Raphy Rafaël a bercé les spectateurs sur des chansons aux couleurs multiples. Un magnifique moment pour petits et grands.

Trio de musiciens
© M.Glik

Pour changer, le jeune public des Escapades du Strapontin a applaudi un chanteur, dans le cadre du festival Crock’chansons, du pays de Lorient. Raphy Rafaël est né en Afrique, d’un père belge et d’une mère espagnole et il baigne dans la musique depuis son enfance. Le chanteur possède avant tout une voix chaude et tendre, attachante comme ses chansons qui font une part belle au métissage : « Anaïs, mon enfant métisse, Anaïs, enfant du délice ». Il parle de la particularité de chacun d’entre nous, des beaux et des moins beaux, de ceux qui ont une couleur de peau différente de la nôtre.
Il y a des chansons entraînantes que la salle reprend en chœur et il y a les chansons tendres ou celles ramenées d’autres continents : « les papas, ils pleurent aussi, comme tout le monde dans la vie » ou « notre terre la mère » ramenée de Bolivie. Celle qui parle du « Papa grand-père » et plein d’autres. Le spectacle est en fait un dialogue sur des textes pleins de poésie. Le public est mis largement à contribution et les enfants ne demandent que ça.
L’accompagnement est efficace, tout en étant discret, et il y toujours cette voix juste de Raphy Rafaël.

Ouest-France | 19/11/1999

Festival Marmaille | Trio à fleur d’oreilles | Ouest-France
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© Florence Chambournier

Trio à fleur d’oreilles

Une voix, deux guitares, une contrebasse, un accordéon et des percussions. Les jeunes spectateurs de Marmaille ont droit aussi à de la musique pure. C’est Raphy Rafaël, des musiciens venus de Belgique qui officient. On part en voyage sur de bien belles compositions, habilement arrangées. De bossa nova en couleur flamenca, les quatre excellents musiciens de Raphy Rafaël proposent des musiques léchées. Des paroles pour les enfants, qui disent les papas qui pleurent, les enfants métisses, les Indiens de Bolivie…

Le fond du discours n’est peut-être pas toujours aisé pour les enfants de la salle du « Rallye », mais qu’importe, juchée sur les réhausseurs la compagnie tape volontiers des mains, reprend en chœur le refrain d’Anaïs et joue sans complexe en percussion corporelle.
Assurément, nous sommes ici dans un spectacle de haute qualité, même si de temps en temps, le rythme se relâche un peu, même si la compréhension ne coule pas forcément de source pour un enfant de cinq ans. L’atout majeur de cette production étant l’extrême qualité des genres (musique et paroles). Histoire de donner du beau et de l’intelligent !

Ouest-France
Marie DELES | 31/10/2000

Le Télégramme | Raphy Rafaël : « La chanson est un acte de résistance »

Belle ouverture que celle proposée par Raphy Rafaël, lors de la soirée inaugurale de la huitième édition du festival Crock’chanson. L’artiste a donné le ton d’une qualité et d’une démarche désormais reconnues des spectacles proposés dans ce contexte.
En préambule, l’artiste affirmait : « La chanson est un acte de résistance ».
A travers trois chansons, Raphy Rafaël a su convaincre l’assistance d’adultes que ce spectacle « pour tout public » à partir de 5 ans » était bien un spectacle pour enfants « et » pour adultes, pourvu qu’ils soient « vivants » !
L’expression est joyeuse, humoristique, tout en proposant des textes intelligents, amenant toujours à la réflexion, en traitant de sujets aussi sérieux que la tolérance et le plaisir de la différence.

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© Florence Chambournier

Le Télégramme | 18/11/1999

Raphy enchanteur d’enfances
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Autre personnage à s’être fait un nom dans le petit monde de la chanson jeunes pulics, Raphy Rafaël, en se transformant cette fois en Chanteur d’enfances, a voulu bien sûr s’adresser aux mômes mais aussi éveiller en nous l’enfant qui sommeille. Dans une parfaite sobriété, il évolue en scène avec une aisance et un charme à ce point naturels qu’ils mettent le spectateur en confiance. Il y a aussi chez lui une fine connaissance de l’enfant et de ses réactions qui se traduit dans une poésie toute en nuance et en subtilité. Ajoutez-y le petit zeste d’humour indispensable qui achève de gagner le public à votre cause.

Et puis il y a l’accompagnement. Exceptionnel dans sa discrétion. Quasiment de la musique de chambre s’il n’y avait la guitare flamenco d’Alain Everts (Raphy a des origines espagnoles qui expliquent ce chapeau noir qui lui donne des airs d’hidalgo qui, lui aussi, sait se servir d’une « gratte ») pour mêler sa couleur aux accents plus classiques des deux violoncelles (caressés par Pascal Mattot et Jean-Paul Zanutel) et de la contrebasse (domptée par André Klénès).
Bref, un spectacle d’un professionnalisme exceptionnel,sans que cela ne nuise en rien à l’émotion qu’il transmet. Raphy ? un chanteur d’enfances…

Une autre chanson
J.D. et F.C. | novembre 93

Raphy Rafaël chante nos enfances | La Province

… « Une boîte en soie
Pour cacher sa joie
Une boîte en laine
Pour cacher sa peine
Une boîte en or
Pour cacher la mort
Une boîte en fleur
Pour cacher son cœur 
»…

C’est ce texte poétique de Gilles Vigneault que Raphy Rafaël a choisi pour préfacer son nouveau spectacle qu’il promène de ville en ville. Au lendemain du nouvel an, il s’est arrêté à l’auditorium Abel Dubois de la RTBF, à l’invitation de la maison de la culture de Mons… le temps d’enivrer nos sens, de sa voix chaude et limpide.

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© M.Glik

On le sait, on ne gagatise plus depuis longtemps dans le monde de la chanson pour enfants. Comme dans le monde des adultes, chaque nom apporte sa touche personnelle.

Raphy est rythme et poésie. Poésie à l’état pur, qui sonde les âmes, bien plus qu’elle ne s’attarde sur la couleur du ciel.

Raphy parle naturellement du qotidien qui, de jour en jour, trace le profil de notre destin. Sa musique se détache des cordes de sa guitare pour peindre, sur fond de musique-tendresse, des portraits de famille particulièrement attachants. Il nous parle de tout, Raphy, en chuchotant ou en s’esclaffant. Et il offre aux enfants des poèmes, comme l’on pense trop rarement leur offrir. Entre des textes signés Raphy Marchal, l’un de Maeterlinck, sur trois sœurs à la recherche de la mort, laisse transpirer toute sa force en s’appuyant sur les états d’âmes vibrants de deux violoncelles…

De la mort dont il parle avec justesse dans « Bon Papa Grand-Père », à la vie qu’il fait naître dans un berceau de notes blanches, noires et ronde comme un ventre de maman devenue bulle, il vagabonde, mine de rien, dans nos cœurs avides d’universalité.

La contrebasse approfondit elle aussi les rapports entre les artistes et le public. Son doum doum à la fois si classique et tellement frivole enrobe les mots d’une profondeur intense. L’instrument se laisse ainsi chatouiller par les sentiments des guitares, plus sèches… en apparence seulement !

Raphy dit avoir beaucoup misé sur la chaleur, l’intimité. Comme si il chantait dans le creux de l’oreille. Et sa voix si douce, si juste, nous apprend tout simplement l’art d’écouter.

Un réel plaisir !

La Province
Myriam Depaux
|  Janvier 1993

Le Vif | Chanson Culture | enfances buissonnières | L’Express

Il se dit chanteur d’enfances. Et les enfances s’égrènent note à note dans ses chansons. De jolis greffons pour la lente, mais sûre, éclosion d’un talent.

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© M.Glik

Le cœur a ses gourmandises que la chanson n’ignore pas. Si c’est en toute complicité que le jeune public de Raphy chante en chœur « Bon papa, bonne maman / Je les aime comme du caramel coulant / Bonne maman, bon papa / Je les aime comme du chocolat », son nouveau spectacle – quatorze chansons dont neuf inédites – apporte des friandises, si exquises, que le premier souhait est qu’elles fondent lentement, très lentement, dans l’oreille.

Raphy au milieu de la scène. Comme une pièce magique qui aimante les musiciens disposés en fer à cheval autour de lui. Encore un signe de porte-bonheur ! Et ce bonheur, Raphy le donne sans forcer la note, sans ânonner ou tordre la note. Une joie dont les saveurs sont à partager autant par les petits que par les grands. La complicité trouve là sa juste mesure ; deux violoncelles, une contrebasse, une guitare flamenca et les notes s’égrènent, les mots flambent sans consumer le rapport d’intimité qui les unit au public. Une mise en scène où tout s’installe discrètement dans un écrin chaud et chatoyant. C’est aussi la magie des éclairages : la flamme qui noue, dénoue sa couronne aux doigts des musiciens, au bois et aux éclisses des instruments. Symphonie de rouge, d’orange, de brun, de miel.

Raphy tendresse. Ses mots ne sont pas ceux qu’on tient en laisse, trempés dans l’amidon, fardés ou enrobés de mauvais sucre. Ils disent simplement la vie, le désir, les plaisirs, mais aussi, en les dédramatisant, la douleur, la mort, le passé, le présent.

Raphy ludique, espiègle, clignant de l’œil comme on cligne du cœur pour que le rire noie dans l’humour les larmes, les ricanements, plus bêtes que méchants, « Aujourd’hui, explique-t-il, je défends les chansons de passage, plus initiatiques. Quand on est enfant, on a besoin d’entendre des choses de ce style-là, qui aident à passer une étape, à grandir, à aller plus loin. »
Raphy si simple, si vrai. Juste les mots pour le dire, les notes pour chanter comme dans un de ses anciens textes : « Le plus beau rêve, c’est un peu comme une sève, comme une graine qui s’arrose à la fontaine de l’enfance apprivoisée. »

Le Vif
Maurice Peeters | 12/1992

Raphy le conteur d’enfance

Le dernier spectacle de Raphy, présenté en création à la Maison de la Culture de Namur, est une véritable petite merveille de précision créée autour d’un poème de Gilles Vigneault.
Comme une ritournelle, il est le fil conducteur d’une histoire sienne et celle de son public composé d’enfants et d’adultes.
« Une boîte en soie pour cacher sa joie,
Une boîte en laine pour cacher sa peine,
Une boîte en or pour cacher la mort,
Une boîte en fleur pour cacher son cœur. »

Tel un funambule sur un fil d’Ariane, il brave le risque et se présente au danger (le public) avec pour seules armes l’émotion cristalline du silence, la limpidité de sa voix, la luminosité suave de la lumière, l’authenticité de ses sentiments, la précision acoustique du son, la maîtrise de l’alternance des rythmes, la candeur de la musique, la complice virtuosité de quatre musiciens, la présence magique de son chapeau… et l’envie de donner.

Raphy, c’est tout d’abord une voix… Chaleureuse lorsqu’elle vous dit bonjour, vibrante et sincère lorsqu’elle chante « A capella », forte lorsque l’émotion est puissante, douce lorsqu’il s’agit de câlineries.

Raphy, c’est aussi la musique et ses silences. Il joue avec la musique comme une fée de son diadème. Tout se passe si naturellement !

Le rythme et les silences collent à l’émotion qu’il désire faire passer. L’enfant envieux de participer par la voix et le geste se voit, dans un premier temps, désarçonné pour ensuite observer, écouter et goûter l’ambiance.

Raphy, c’est surtout un conteur d’histoires vraies… Point d’artifices ou de jeux scéniques théâtralisés, l’important est dans le texte poétisé qui entrevoit, de manière courte et lucide, les choses de la vie les plus mystérieuses ; la conception, la naissance, l’école, les parents, les joies, les peines, la mort…

De ce spectacle intimiste et non banal, l’enfant – tout comme l’adulte – en ressort enrichi en tout point.

De manière subreptice, sans ambage, il a appris la musique, le silence et la vie. N’est-ce pas cela la première mission d’un conteur et jongleur d’enfance ? A voir à tout prix de 6 à 96 ans !

Vers l’Avenir | Décembre 92

A Mouscron | Raphy et son équipage

Le temps, passeur d’images, pose ses empreintes au cœur du nouveau spectacle de Raphy Rafaël. Il se joue des mlimites pour mieux les défier. Il trace le plaisir d’exister et le seuil de la mort, la journée qui commence, les choix définitifs.
Les chansons de Raphy racontent des histoires. Celles des enfants joyeux « au loin buissonnant ». Celle des trois sœurs parties chercher la mort. Celle du garçon amoureux pour qui les mots se bousculent. Celle d’une grand-mère jouant à saute-mouton. Celle de la naissance à apprivoiser.
Humour et fantaisie, tendresse et chuchotements : les textes ourlés d’images translucides épinglent la douceur des moments privilégiés (maman, toi qui sais tout lire dans les livres) ou l’efficacité d’une écriture (hop, dans le bain sous-marin comme un requin). En rejoignant Vigneault et Maeterlinck, les mots célèbrent la légende ou le poème. Pour faire trace.
Mise en scène par le talentueux Didier de Neck, le nouveau récital de Raphy ouvre le livre aux pages fébriles de l’enfance. Le champ musical s’est étendu pour offrir une intense harmonie de couleurs sonores. Deux violoncellistes, Pascal Mattot et Jean-Paul Zanutel, répondent aux joueurs de contrebasse ; André Klenes. Connivence. La guitare flamenca d’Alain Evert inventorie les arpents rythmés. La voix du chanteur (guitariste lui aussi) se fait claire et décidée. Les recherches sonores de Philipe Dineur jouent la sobriété, comme les éclairages chaleureux de Damien Désirant. Aux costumes, Françoise Colpé ajoute une griffe personnelle, coté jardin d’hiver.
Un évident travail de création et d’équilibre accorde les musiques, les mots et les silences. A bord du voileir des enfants, Raphy et son équipage arpentent un océan qui éclabousse aussi les regards.

Courrier de l’Escaut
Françoise LISON | décembre 92

Raphy Rafaël, aux racines de l’enfance | Le Ligueur | décembre 1992

« L’enfance, qui peut nous dire quand ça finit ? Qui peut nous dire quand ça commence ? » Cette interrogation que posait Jacques Brel, Raphy Rafaël la fait sienne également, lui qui aime à se définir « chanteur d’enfances ».

Enfance plurielle, pas seulement celle du temps de l’enfant, mais aussi celle qui se vit au quotidien en chacun de nous, celle dans laquelle sont enracinés tous nos actes d’homme et de femme. Pour la création de son tout nouveau spectacle, Raphy s’est adjoint la complicité intransigeante de Didier De Neck, un vieux copain attaché au Théâtre de la Galafronie, qui l’a poussé jusque dans ses derniers retranchements, l’obligeant à mettre bas les masques et l’aidant à affiner la démarche de rigueur et de dépouillement déjà bien perceptible dans son spectacle « Tout doux ». Ainsi point d’effets tapageurs dans la sonorisation, les costumes et les éclairages, traités avec une grande sobriété par Philippe Dineur, Françoise Colpé et Damien Désirant. Point non plus de décor extérieur pour camoufler d’éventuelles faiblesses : tout est dans la présence des artistes. Car Raphy chanteur et guitariste n’est pas seul sur scène : il est accompagné d’un ensemble à cordes peu habituel dans les récitals : violoncelles (Pascal Mattot et Jean-Pol Zanutel), contrebasse (André Klenes) et guitare (Alain Everts), qui créent un climat sonore propice à l’écoute de cet autre espace grouillant de sons, qui nous laisse face à nous-mêmes et sans lequel aucune musique n’est possible : le silence. Silence et musique prennent toute la place, même pour introduire les chansons, c’est la musique qui parle d’elle-même : consonances classiques flirtant avec les syncopes du jazz, petites trouvailles de sons filtrés rythmés, de sonorités africaines, touches de flamenco puisées aux origines espagnoles de Raphy. Tout cela « sonne » vrai, parce que faisant partie intégrante de la personnalité de chacun, chanteur ou musicien.

Quant au propos, il dépasse de loin la chansonnette pour enfants : au travers de treize chansons sélectionnées parmi une quarantaine (dont une petite moitié tirée de l’album « Doux, bisous doux », quelques-unes plus anciennes et cinq tout à fait inédites), c’est le cycle de la vie -la naissance, la peur, l’amour, la mort- qui est évoqué de manière tantôt grave, tantôt fantaisiste, mais avec, toujours présentes, cette « immédiateté », cette authenticité propres à l’enfance, qui font jaillir l’émotion au plus profond de l’être humain, quel que soit son âge. A chacun de se mettre à l’écoute de ses propres résonances…

presse-rrguitare

© M.Glik

Le Ligueur
Anne Dereine
  | décembre 1992